À sept jours du coup d’envoi des JIOI (19-28 juillet), le problème de la billetterie se pose de plus en plus. À l’heure où les athlètes et le public décrient un manque de précieux tickets, Maubarak Boodhun, Permanent Secretary du ministère de la Jeunesse et des Sports et vice-président du Comité d’organisation (Coji), donne des explications, insistant tantôt sur les limitations des aires de compétition, tantôt sur les réalités intrinsèques à l’organisation.

« L’un des premiers constats que nous avons faits lorsque nous obtenons l’organisation des Jeux en 2015 tient dans les contraintes que représentent nos infrastructures sportives. Certaines ne présentent pas les garanties nécessaires en termes de seating accommodation », dit d’emblée le PS. Évoquant les exemples du stade Anjalay, théâtre de la cérémonie d’ouverture, et du stade George V, qui abritera les rencontres de football, il évoque le nombre de places variant de discipline en discipline. L’hécatombe commence là. Les limitations se posent dans des disciplines telles que le tennis de table ou le volley-ball. « Ces gymnases peuvent accueillir un nombre bien plus restreint que le football ou le rugby », poursuit-il. Dans certains cas, comme celui du Centre national de boxe à Vacoas, des sièges additionnels ont été prévus pour la compétition.

Cette première contrainte passée, vient celle des accréditations. « 2200 athlètes et officiels », dit-il. S’expliquant encore une fois sur les restrictions présentées par les accréditions, Maubarak Boodhun soulignera également que « les accréditations des officiels se terminent le dernier jour de leur compétition. » En outre, il faut ajouter à cela les VVIP et VIP, dont certains chefs d’État qui ont signifié leur intention d’assister aux Jeux. « Ces personnes voyagent avec toute une équipe, incluant des gardes du corps, aides de camp, etc. Il nous faut donc faire provision pour ces personnalités. »

Vient ensuite la polémique soulevée par les athlètes, dont les parents ont exprimé le souhait de venir les soutenir. « Ce n’est pas du ressort du Coji », précise-t-il, avant d’ajouter que cela repose uniquement sur les épaules du MJS, « qui s’occupe de la délégation mauricienne. » Donc, il y a un travail qui se fait déjà. « Nous allons présenter un schéma pour que les parents puissent venir assister aux compétitions de leurs enfants. » Les billets iront aussi aux différents sponsors des 10es JIOI, dépendant de leur implication dans l’événement. « Ce sont les termes du contrat que nous lie à eux. »

Les JIOI, dans toute leur splendeur, concernent toutes les îles de l’océan Indien. « An inclusive game », comme le dit le PS pour soutenir le fait que 35% des billets sont vendus en ligne. « Cela va permettre de permettre à nos amis des autres îles d’acheter leurs billets eux aussi. » Pourquoi avoir choisi le Rézo Otayo plutôt qu’un autre fournisseur ? « C’est en rapport avec la technologie que nous a présentée l’entreprise. » Certes, il y a eu quelques remontrances, réglées assez vite après des discussions. « Il ne faut pas que tout leur tombe dessus. Par exemple, il y a des courriels qui vont dans la boîte de spam. Ce sont de petits détails techniques. »

Par contre, nous avons voulu savoir s’il n’aurait pas été plus simple de vendre les billets sur les lieux de compétition. Une mesure qui aurait évité toute polémique, épargnant ainsi le Coji des critiques. La réponse, elle, tient dans un texte de loi. « Selon les Sports Complex and Stadium (Control) Regulations, la vente des billets ne peut se faire le jour de la compétition », précise-t-il. Pas sûr que tout le monde appréciera…

14 fan zones
Voici l’apparition des fan zones un peu partout à travers l’île. Nous apprenons en effet qu’un total de 14 fan zones seront créées pendant les JIOI. Pour l’instant, très peu d’informations ont filtré. Mais il nous revient que le budget a déjà été voté.

Enfin des billets aux athlètes
Les athlètes se verront offrir des billets qui seront auparavant remis à leur fédération respective, a confirmé hier Sada Vuddamalay, le Commissaire des Jeux Le nombre qui dépendra des sites de compétitions, n’est pas encore connu, mais cette mesure survient juste après la polémique qui enfle et dépasse même nos frontières.