Le Premier ministre Navin Ramgoolam a fait comprendre que certaines personnes ont fauté par rapport aux inondations meurtrières survenues samedi dernier qui a fait 11 morts et que « nou pa pou kouver personn ». C’est ce qu’il a déclaré à la presse hier en marge du Leadership Series Forum organisé par Business Outlook et Time magazine. Cette rencontre a réuni un parterre composé de dirigeants des institutions de l’État et du secteur privé.
Pour Navin Ramgoolam, il y a des choses qui doivent être améliorées dans le pays. En ce sens, le Premier ministre a annoncé la présence d’un consultant dans l’île dans le but d’aider le gouvernement. « Chacun doit assumer ses responsabilités. Ce que nous voulons c’est qu’une telle tragédie (Ndlr : les inondations de samedi dernier) ne se reproduise pas. Il nous faut situer les responsabilités. Comme chacun a son agenda à Maurice, nous avons préféré avoir recours à un consultant étranger indépendant », précise-t-il.
Le Premier ministre a ainsi fait comprendre que certaines personnes ont fauté, et que ce cela se saura. « Nous prendrons des mesures mais tout le monde ne peut prétendre être des experts », a-t-il dit soutenant que beaucoup de faits avancés par l’opposition sont faux.
Invité à commenter les pressions exercées par l’opposition pour amener le ministre des Infrastructures publiques à démissionner, Navin Ramgoolam a déclaré ne pas vouloir se livrer à un « blame game ». « Je m’attends à ce qu’il ait d’autres flash floods. Il nous faut nous préparer au maximum pour qu’il n’y ait pas de tragédie. »
Il a aussi observé que plusieurs recommandations du juge Domah avaient été adoptées. « Ce que tout le monde a oublié c’est que le changement climatique est devenu une réalité. Il y eu Lola. C’est moi qui avais alors pris l’initiative d’instituer un Fact Finding Committee dans le but de savoir comment améliorer le système. Je rigole lorsque j’entends l’opposition donner l’impression qu’elle a une admiration pour le juge Domah. Or, on n’oublie qu’elle l’avait critiqué il y a peu », a-t-il dit.
Navin Ramgoolam a par ailleurs rappelé que le radar a été endommagé en 2002. Il a expliqué qu’à la suite de multiples démarches « un pays ami a accepté de nous aider mais il y a une procédure à suivre ». Le PM a aussi insisté sur le fait qu’un malheur s’est abattu sur nous. « Il nous faut d’abord être solidaires », a-t-il dit. Interrogé sur la judicial enquiry, il a observé que c’est une procédure normale à chaque fois qu’il y a eu mort d’homme.