L’Indice de Confiance traduisant le « moral » des consommateurs chute et atteint son niveau le plus bas depuis 2010. En un trimestre, l’indice a perdu 11 points (11.4 points). Globalement, les consommateurs ont une perception plus négative de la situation économique du pays et de la situation de l’emploi. Ceci affecte leur moral et leur « envie » d’investir ou d’acheter, les consommateurs préférant la prudence. (Voir tableau 1). Ce sont les conclusions de l’étude trimestrielle de la firme TNS Analysis effectuée sur un échantillon de 450 personnes âgées entre 18 et 65 ans.
Cependant, leur vision de leur propre situation est bien moins alarmiste. Ces résultats semblent confirmer que le niveau de confiance et de moral des consommateurs est plus influencé par leurs perceptions de la situation générale — perceptions relayées par les institutions et les médias —  que par leur propre situation concrète.
Les indécis affirment leur pessimisme
Les pessimistes représentent 47.9% des consommateurs alors que 40.4% d’entre eux restent optimistes. Le nombre de pessimistes a progressé de plus de 10% en un trimestre. On note que ce sont les indécis qui se sont transformés en « pessimistes ». (Voir tableau 2)
D’autre part, les consommateurs perçoivent une baisse de l’offre d’emplois, actuelle et future. Seulement 19% d’entre eux pensent qu’il y a de nombreux emplois disponibles à Maurice contre 26% au deuxième trimestre. (Voir tableau 3)
Les consommateurs confiants que les revenus ne vont pas baisser
Quand il s’agit d’anticiper les revenus de leur ménage, les consommateurs sont souvent moins pessimistes. En effet, s’agissant de leur propre situation, les consommateurs ont plus de visibilité et ont donc une approche beaucoup plus pragmatique. Ainsi 55% des consommateurs ne prévoient pas de changement de revenus dans les six prochains mois ; 20% prévoient une hausse de revenus, alors que 20% anticipent une baisse de revenus. Ces chiffres sont même plus optimistes qu’au deuxième trimestre. (voir tableau 4)
Niveau alarmant des perspectives d’achat des biens durables
L’Indice des perspectives d’achat (de biens de consommation durables) a enregistré une chute brutale et a atteint un niveau alarmant. Suranticipant les effets de la crise et un impact probable sur leur niveau de vie, les Mauriciens semblent vouloir suspendre tout projet d’achat (de biens durables) à court et moyen terme. Seulement 15% des Mauriciens pensent que « c’est le bon moment » pour acquérir des biens durables. (voir tableau 5)