Le leader du Reform Party, Roshi Bhadain, avait logé une plainte en Cour suprême en mai dernier pour réclamer des dommages de Rs 50 millions pour des allégations formulées à son encontre par le président du Parti travailliste, Patrick Assirvaden, lors de la campagne à Belle-Rose/Quatre-Bornes.

L’affaire sera appelée à nouveau devant le chef juge le 17 septembre, étant donné qu’un “fresh service” a été servi à Patrick Assirvaden. Roshi Bhadain affirme dans sa plainte que les propos tenus par le dirigeant rouge lors du dernier meeting travailliste l’ont « diffamé » et lui ont porté préjudice.

Le président du Ptr aurait laissé entendre, lors de ce rassemblement politique : « Ki li pann fer ? Komie case li pann mete… ti met case kont Dr Ramgoolam lor zafer later. Case kinn fi nn arive… Pa ti met case lor Bhunjun ? Case roule case raye. Pa ti met case lor bann tifi BAI… Dufry ? Ki pa dir ? Amen Dr Ramgoolam lacour. Case raye. Bhadain manter. » Le leader du Reform Party affi rme que le président du Ptr a « terni » son image alors qu’il dit n’avoir « causé aucun tort à personne ». Il réfute aussi les dires de Patrick Assirvaden à l’effet qu’il serait le responsable du crash de la BAI.

Roshi Bhadain poursuit toutefois en affirmant qu’il maintient que « des commissions ont été versées » sur des comptes en banque en Suisse, précisément à Zürich et à Genève, à une compagnie au nom de Frydu pour des produits vendus à l’aéroport de Maurice. Roshi Bhadain lui-même fera partie des avocats lorsque cette affaire sera appelée.