« La République des Bâtards », le superbe roman de Bertrand D’Espaignet lancé à la fin de l’année dernière a connu un succès mérité. C’est la première fois dans la littérature mauricienne que l’histoire de l’isle de France est racontée d’un autre point de vue que celui des colonisateurs. En se basant sur l’histoire de sa famille, l’auteur a brillamment mis en scène l’île Maurice du point de vue des colonisés qui cultivent également force préjugés sur les questions de races, de classe et de culture. Ce livre, édité à compte d’auteur, est même devenu un best-seller selon les critères mauriciens, puisque les 900 exemplaires de la première édition ont été épuisés. Face à la demande, qui repose plus sur le bouche à oreille que la campagne médiatique, l’auteur a été obligé de commander une deuxième édition qui sera disponible en librairie à partir de la semaine prochaine. Encouragé par ce succès, mérité, Bertrand d’Espaignet travaille sur une suite de « La République des Bâtards » qui doit sortir à la fin de l’année et qu’il décrit ainsi : « Même titre, je vire la « Dauphine », je mets une Maharani. Je fustige le British Raj, la prédation de la Chine par les Occidentaux, la traite illégale reprise par les Hovas de Tananarive, sorte de grosse bourgeoisie riche en zébus et ce avec la bénédiction de la reine Ranavale, la sanguinaire de Madagascar. Programme alléchant ! Et tous ces « bâtards » se retrouvent à Maurice, fruits de toutes les prédations précédemment citées. » On en salive d’avance