L’île Maurice, de même que 23 autres pays de l’Océan Indien, participe aujourd’hui et demain à un exercice de simulation de tsunami. Cette opération, baptisée Indian Ocean Wave 2014 (IOWave14), fait partie du ‘work plan’de l’International Coordination Group du Indian Ocean Tsunami Warning and Mitigation System (ICG/IOTWS). Celui-ci, affilié à l’Intergovernmental Oceanographic Commission de l’UNESCO, évaluera l’aptitude des 24 pays concernés à communiquer et à réagir face à une catastrophe naturelle, de sorte à identifier leurs forces et faiblesses en cas de force majeure. C’est suite au raz-de-marée destructeur du 24 décembre 2004, ayant fait environ 250, 000 victimes, que ce programme a été mis en place.
L’IOWave14 comprend deux scénarios. Dans un premier temps, un séisme de magnitude 9, 1 sera simulé aujourd’hui, sur l’échelle de Richter, au sud de l’île de Java. Puis, une seconde secousse, de magnitude 9, 0, sera simulée au sud de l’Iran et du Pakistan, demain. Ces deux événements, qui pourraient en temps réel, provoquer des raz-de-marée touchant l’ensemble des pays se situant dans l’Océan Indien, seront divisés en deux étapes. Durant la première étape, un tsunami traversant l’Océan Indien à partir de la première source de tremblement de terre sera simulé par les notifications internationales du Regional Tsunami Service Providers (RTSPs) d’Australie, d’Inde et d’Indonésie, qui eux, se chargeront d’avertir chaque pays pouvant potentiellement être touché. La seconde étape, qui sera conduite suite à la réception du message d’avertissement du RTSP, se consistera à analyser et à faire la prévision des éventuels dangers qui se présentent. Les représentants gouvernementaux simuleront une procédure de prise de décision et de mesure d’alerte, tout juste avant la dernière étape, qui sera d’avertir le public.
Même si Maurice, Rodrigues, ainsi que les îles avoisinantes n’ont jamais été touchées par les raz-de-marée meurtriers ayant eu lieu par le passé, toutes les agences de Disaster Management locaux et nationaux seront impliquées dans ces exercices. Ils bénéficieront chacun de l’aide des premiers intervenants tels que les forces de l’ordre, les pompiers et le SAMU. Ces derniers seront, eux, chargés de se tenir prêts, afin de suivre les ordres correctement une fois l’alerte lancée et les mesures d’évacuation effectuées. Les pays concernés par l’exercice, outre la République de Maurice sont l’Australie, le Bangladesh, les Comores, le Timor-Leste, la Réunion, l’Inde, l’Indonésie, l’Iran, le Kenya, Madagascar, la Malaisie, les Maldives, le Mozambique, Myanmar, Oman, les Seychelles, Singapour, l’Afrique du Sud, le Sri Lanka, la Tanzanie, la Thaïlande et le Yemen.