Émouvant et mélancolique ! Ainsi pourrait-on résumer l’opéra présenté par Opera Mauritius vendredi soir au MGI. Une histoire poignante dans une mise en scène soignée. Des personnages habilement interprétés. Un décor et des costumes qui traduisent merveilleusement l’ambiance folklorique du Paris des années vingt. Ceux qui ont fait le déplacement à Moka ont vécu un pur moment de plaisir et d’émotion.
Près de trois heures d’opéra au cours desquelles les protagonistes de La Traviata ont donné libre cours à leurs talents. S’appropriant brillamment les rôles principaux de l’opéra, la Mauricienne Véronique Zuël-Bungaroo et le Roumain Alexandru Badea ont amené l’audience dans l’univers des années folles, où joie, plaisir et fêtes sont au rendez-vous. Tout simplement magnifique dans la peau de la Violetta mourante, la soprano est parvenue, grâce à une voix fois sublime et envoûtante, mais également à un jeu de scène bouleversant, à embarquer le public dans la spirale douloureuse de cette femme qui voit s’éloigner les rêves joyeux du passé. Les embarquant sans peine dans un troisième acte très touchant, qui a ému plus d’un dans la salle.