Après le passage du cyclone Berguitta ces deux derniers jours, la vie reprend son cours dans la capitale: le niveau des cours d’eau commence à diminuer, les perturbations en alimentation d’eau ont été rétablies, le ciel se dégage peu à peu malgré les petites averses qui reviennent timidement. Les Mauriciens ont repris le chemin du travail en ce vendredi 19 janvier. Immersion.

Mais ce n’est pas la grande foule. Ils sont nombreux, en moyenne 35%, à être restés chez eux pour compléter ce long « pont »  que Berguitta a amorcé depuis mercredi jusqu’à ce week-end. les raisons sont multiples: il y a bien les flemmards mais aussi ceux contraints de rester à la maison soit pour le grand nettoyage des eaux soit pour veiller sur les petits et les plus grands tout heureux de n’avoir pas à se rendre à l’école. En deux semaines de rentrée il y en a qui ont été en cours que 3 jours! Sacrés veinards…

Pour les autres, c’est boulot. Ça y est, Berguitta est partie ! Deux jours sous les averses et les humeurs de Mère Nature, les activités de notre île sont restées en suspens, ralentissant notre économie, laissant sur son passage des maisons éventrées par des arbres cassés, des palissades défoncées, des pylônes électriques tombés, des tôles déchirées, des perturbations dans la connexion internet, des coupures d’électricité, des fils électriques pendouillant sur les routes, des rues obstruées, les plantations affectées, et surtout des accumulations d’eau à travers l’île et près de 3000 sinistrés. Munis de leurs parapluies et de pardessus, nombreux se sont équipés pour braver le mauvais temps aujourd’hui car selon la météo, le soleil n’est toujours pas prêt de pointer du nez…les affaires reprennent tout doucement

La majorité de nos services n’étaient pas opérationnels, divers secteurs sont restés en attente, des annulations, des reprogrammations, ont été le récit de ces deux jours de congé forcé, tenant la population en haleine. Vendredi à Port-louis, dans les rues, l’ambiance reste toujours spéciale après un cyclone, les gens commentent, compatissent, se plaignent, remercient le Ciel de ne pas être dans les colonnes des faits divers, ou se félicitent de s’en être sortis.

Dans les bureaux, c’est “Business as usual”, les employés se dépêchent de rattraper le temps perdu. La circulation routière ce matin a repris sa tendance normale, dense et ralenti avant de se déverser dans la capitale. Dans nos marchés de fruits et légumes, les étals sont installés, malgré les moments difficiles qui s’annoncent. L’abondance n’est pas au rendez-vous mais on voit quand même affluer dans ses allées ombragées bon nombre de Mauriciens et leurs sacs “bazars”.