La Joint Management Area (JMA), d’une superficie de 400 000 km2 en mer et gérée conjointement par Maurice et les Seychelles, sera bientôt cartographiée. Le ministre mentor, sir Anerood Jugnauth, a estimé que « le plateau des Mascareignes, qui inclut le banc de Saya de Malha, représente une vaste zone de recherches pour les scientifiques ». Il ajoute que « nos deux pays ont déjà établi un cadre juridique commun pour gérer efficacement le JMA ».

Prenant la parole au Quai D lundi dans le cadre de l’arrivée du navire de recherche océa- nographique norvégien, Dr Fridtjof Nansen, dans nos eaux, sir Anerood Jugnauth a déclaré que « Maurice et les Seychelles ont demandé à une compagnie norvégienne de mener une étude dans cette zone pour évaluer la présence d’hydrocarbure ». Néanmoins, selon lui, « la priorité demeure la cartographie du JMA ». Il s’est réjoui d’apprendre que 13 scientifiques mauriciens étaient à bord du Dr Fridtjof Nan- sen durant leur mission d’un mois pour explo- rer l’écosystème marin et la géomorphologie du banc de Saya de Malha. « C’est une preuve que l’on promeut les jeunes dans cette filière », dit-il.

Profitant de l’occasion, le ministre mentor a salué l’aide de plusieurs pays pour explorer nos fonds marins et estime que « Maurice a pris une nouvelle direction en matière d’explo- ration de nos mers ». Il ajoute : « Je souhaite que d’autres études de ce genre soient menées sur nos eaux. » De son côté, le capitaine du navire, Tommy Steffersen, a indiqué que, lors de cette mission, « nous avons effectué des recherches sous-marines et avons pris des échantillons pour analyse, dont de l’eau, du sable, de l’herbier, des coraux, des éponges et des planctons

». Les résultats pour déterminer le niveau de pollution dans la zone seront bientôt connus. Le Dr Fridtjof Nansen a jeté l’ancre à Maurice le 2 juin, et ce après une mission de 30 jours dans la zone de gestion conjointe Maurice/Seychelles avec, pour objectifs, la recherche scientifique, les ressources naturelles, ainsi que la pollution et le changement climatique.