Dénoncé pour laxisme en mai dernier dans un document de trois pages rédigé par un avoué, la Mauritius Airport Taxi Owner’s Association, par la voix de son président, Banudath Ramgoolam, dénonce pour la énième fois les agissements dits “non-conventionnels” d’un haut gradé de Police. Les pourparlers n’aboutissant pas, malgré une réunion tenue vendredi, à la demande du commissaire de Police et, réunissant les représentants de l’association, la National Transport Authority (NTA) et les policiers de l’aéroport, les plaignants réitèrent leur demande de transfert du haut gradé.
La Police se serait défendue en affirmant qu’elle ne dispose pas suffisamment de personnel pour effectuer des patrouilles en vue de traquer ces “taxi marrons”. Or, Banudath Ramgoolam affirme, lui, que le haut gradé ferait preuve de laxisme et se soumettrait à certains lobbies.
A partir de là, une réunion devait être convoquée en juin dernier par le bureau du Premier ministre en présence de la NTA et des policiers affectés au SSR International Airport. Mais aucune résolution n’a été prise relativement à cette affaire, si bien que le commissaire de police a cette fois-ci convoqué une réunion réunissant les parties concernées vendredi dernier.
Le haut gradé de la police mis en cause permettrait, selon Banudath Ramgoolam, à des chauffeurs de taxi n’ayant pas leurs permis d’opérer en toute impunité à l’aéroport. A plusieurs occasions, les membres de l’association ont fait appel au haut gradé pour qu’il prenne des actions contre “les fraudeurs” et plusieurs plaintes, à cet effet, – par courriers – ont été adressées à l’aéroport de Plaisance.
Ceux qui opèrent illégalement ont, selon les représentants de l’association, menacé les chauffeurs dûment autorisés “en venant même aux mains”. Plus de quatre cas d’agressions ont été enregistrés à cet effet mais “le cadre ciblé n’a jusqu’ici rien fait pour mettre un frein à cette situation des plus pénibles pour les 82 chauffeurs de taxi légitimes”. Le plaignant estime “qu’il est évident que le haut gradé protège les intérêts de ces chauffeurs”.
L’association du Mauritius Airport Taxi Owner’s Association estime que si cette situation persiste, la situation deviendrait intolérable. L’association, par le truchement de son président, demande ainsi aux autorités à qui la plainte a été envoyée (1) de réagir et de transférer le cadre ; (2) de maintenir la paix et l’harmonie de ce site et (3) d’organiser des patrouilles régulières pour éviter tout dérapage à l’avenir.
Interrogé sur  cette situation, un responsable proche du dossier a affirmé que non seulement il y a un manque de personnel mais qu’il est difficile de contrôler les taxis, puisque le parking est ouvert à tous. Ainsi, indique-t-on, en 2004 et 2005, il y avait un personnel de 174 policiers dont 21 Women Constables, mais à ce jour, il n’y a que 74 dont une femme. Le personnel a été drastiquement réduit.
Ne lâchant pas prise, Banudath Ramgoolam reste sur sa position et soutient qu’il enverra une deuxième lettre au bureau du Premier ministre, Navin Ramgoolam, au commissaire de la National Transport Autority (NTA), au commissaire de police et à l’officier en charge de la National Security Service (NSS).