Une affaire qui se résume à une bataille de longue haleine et un cas qui a connu de nombreux rebondissements au fil des années, avec plusieurs appels rejetés. Pour Rama Valayden, « il y a une série de leçons à tirer de cette affaire ». Il était face à la presse à la prison de Richelieu.

« Bizin mett parti politik a part, mo remersie le Premié minis parski lettre kinn avoy li, linn fer suivi. Mais enn lot kote, nune faillir kom nation. Se quatre dimounn innoncent, se pu sa ki nune kontiyn lite. Se pa ziss enn leson national mais international », a-t-il fait ressortir. Il précise également que plusieurs lettres dans le cadre de cette affaire « pu bizin rane public ». 

La décision de la libération d’Abdool Nasseeb Keramuth, Shaffick Nawoor et les frères Sumodhee fait suite à une pétition des avocats, Rama Valayden et Shameer Hussenbocus.

Pour rappel, les condamnés ont bénéficié d’une remise de peine d’un tiers. La peine de 30 ans a ainsi été commuée en 20 ans de prison. La Commission de pourvoi en grâce, avait recommandé à la présidente de la République de réduire la peine de 2 ans, soit à 18 ans de prison. La date de leurs libérations fixé au 17 mars 2019, a finalement été revue au jeudi 23 août, après avoir réduit le nombre de jour passé en détention préventive.