Le destin de quatre lycéens en retenue bascule lorsqu’ils sont aspirés dans le monde de Jumanji. Après avoir découvert une vieille console contenant un jeu vidéo dont ils n’avaient jamais entendu parler, les quatre jeunes se retrouvent mystérieusement propulsés au cœur de la jungle de Jumanji, dans le corps de leurs avatars. Ils vont rapidement découvrir que l’on ne joue pas à Jumanji, c’est le jeu qui joue avec vous ! Pour revenir dans le monde réel, il va leur falloir affronter les pires dangers et triompher de l’ultime aventure. Sinon, ils resteront à jamais prisonniers de Jumanji…

22 ans après sa sortie américaine, Jumanji a droit à une suite. Que personne ne réclamait vraiment, mais Sony nous l’offre quand même. Après tout, le concept du jeu familial plus dangereux qu’il n’y paraît est par principe assez large pour multiplier les histoires remplies d’animaux sauvages et de pièges à couper le souffle. Alors, pourquoi pas ? Dans cette version 2.0, les règles ont changé. Jumanji ne s’invite plus dans le monde des joueurs pour chambouler leur quotidien tranquille, mais ce sont eux qui basculent dans son univers cruel !

Dès la scène d’intro, le ton est donné : les jeux de plateau, c’est ringard, il est temps de passer aux jeux vidéo. Après l’aspiration d’un ado en 1997, le jeu embarque dans la jungle de Jumanji quatre lycéens de notre époque, le geek peureux Spencer (Alex Wolff), la bêcheuse Martha (Morgan Turner), le sportif musclé Fridge (Ser’ Darius Blain) et la pom-pom girl Bethany (Madison Iseman). Voilà pour les clichés !

On sait que la jungle de Jumanji grouille de menaces en tous genres depuis qu’Alan Parrish (Adam Hann-Byrd enfant, puis Robin Williams adulte) y est resté coincé 26 ans dans le premier volet. En intégrant le jeu, les quatre jeunes sont remplacés par des avatars : le geek devient un leader charismatique (Dwayne Johnson), l’intello de service une aventurière sexy (Karen Gillan), le sportif un petit porteur de sac (Kevin Hart) et la bimbo… surprise ! un gros cartographe (Jack Black) ! Pour s’en sortir, ils devront faire face à de nombreux pièges et résoudre des énigmes pour atteindre le niveau final. Chacun a trois vies, mais attention : après trois “game over”, c’est fini (le film laisse entendre que celui qui meurt dans le Jumanji meurt vraiment).

Cette suite mise avant tout sur le fun, et parfois, ça marche : quelques règles du jeu sont franchement rigolotes, comme l’explication des PNJ/personnages non-joueurs et des fonctionnalités de chaque avatar (Kevin Hart qui sert d’inventaire mais est incapable de courir vite, The Rock qui possède l’art du punch et un pouvoir de séduction hors normes…)

Le film d’origine était porté par Robin Williams

Le côté “méta” de ce nouveau concept peut également faire mouche : assumant pleinement ses clichés scénaristiques, l’équipe joue avec, ce qui donne parfois des scènes piquantes (quand l’aventurière en mini-short s’énerve, car elle est la seule à porter une telle tenue pour explorer la jungle, par exemple). Dommage que ces bons gags soient noyés dans un récit trop souvent prévisible et quelques blagues franchement balourdes (la scène des deux ados incapables d’échanger un baiser correct est gênante, tout comme celle où l’héroïne tente de draguer deux gardes après avoir suivi les conseils de Jack – Bethany – Black).

Johnson Et Hart : un duo qui marche !

Ces faiblesses scénaristiques sont en partie sauvées par le casting, qui s’amuse visiblement beaucoup. Dwayne Johnson et Kevin Hart, qui partageaient déjà l’affiche d’Agents presque secrets l’an dernier, prennent un malin plaisir à s’envoyer des vannes, Karen Gillan parvient à créer une héroïne attachante malgré sa construction bateau, et Jack Black s’éclate à jouer une jeune fille écervelée. Si l’évolution de son personnage n’a rien d’original, il sort son épingle du jeu en misant à fond sur sa fibre comique !

Jumanji : Bienvenue dans la jungle comporte quelques références au long-métrage de 1995. Ainsi, les spectateurs les plus attentifs remarqueront que les immenses statues recouvertes de plantes grimpantes du temple rappellent les pions en forme d’éléphant, de crocodile et de rhinocéros du jeu de société. Quant à la cabane située dans la jungle où vit Alex, une inscription indique qu’il s’agissait de la demeure d’Alan Parrish, héros du premier film incarné par Robin Williams.

Au générique de ce reboot de Jumanji, on retrouve les scénaristes Erik Sommers et Chris McKenna qui ont signé le script de Spider-Man : Homecoming dans lequel Tom Holland incarne l’homme-araignée. L’acteur devait d’ailleurs participer à cette version 2017 de Jumanji pour jouer le rôle finalement tenu par Nick Jonas. Le film a été tourné dans des décors naturels, sur l’île d’Oahu à Hawaï. L’équipe a posé plus précisément ses caméras dans les jungles de la vallée de Waimea, du North Shore et du Kualoa Ranch, une réserve naturelle située face à l’océan, au pied des montagnes sur la côte est d’Oahu, la plus exposée aux vents. Les six dernières semaines du tournage se sont toutefois déroulées sur le continent, à Atlanta en Géorgie. C’est là qu’ont été tournées les scènes qui se déroulent dans la petite ville de Brantford. C’est également là qu’ont été construits les décors du bazar, la statue du jaguar et le labyrinthe de tunnels piégés.

Dwayne et Jack dans la jungle

Ce n’est pas la première fois que Dwayne Johnson se retrouve plongé en pleine jungle. En 2004, il était à l’affiche de la comédie d’aventure Bienvenue dans la jungle de Peter Berg. Parmi ses projets, l’ex-catcheur tournera pour Disney Jungle Cruise, adapté de l’attraction phare des parcs Disneyland dans laquelle un bateau entraîne un groupe de voyageurs contraints d’affronter des animaux dangereux.

Jack Black s’est également aventuré dans la jungle pour King Kong et Tonnerre sous les tropiques.

Durée : 119 mins. Avec Dwayne Johnson, Jack Black, Kevin Hart. Réalisé par Jake Kasdan (USA, 2017)

MCiné (Trianon & Flacq)

EGALEMENT…

Bad moms 2

Comme toutes les mères de famille, Amy, Kiki et Carla angoissent à l’approche de Noël. Entre les cadeaux, la cuisine, la décoration, l’organisation et la préparation, c’est toujours les mêmes qui s’y collent… Et pour compliquer les choses, leurs propres mères, exigeantes et critiques, s’invitent à la fête ! Au bout du rouleau, elles décident de prendre les choses en main et de s’éclater. Cette année, l’esprit de noël va sérieusement trinquer…

Succès commercial, le premier Bad Moms (2016) était un sympathique récit d’émancipation, une comédie gentiment subversive où une mère débordée (Mila Kunis), sans faire totalement table rase, redéfinissait les contours de sa vie familiale, affective et professionnelle. Avec pas mal d’opportunisme, le duo Jon Lucas-Scott Moore remet le couvert en confrontant cette fois l’héroïne et ses deux copines (Kristen Bell et Kathryn Hahn) au stress des fêtes de fin d’année. Et à leurs propres « mauvaises mamans », incarnées par Cheryl Hines (la mère possessive), Christine Baranski (la mère exigeante, vue dans la série The Big Bang Theory) et Susan Sarandon (la mère routarde, façon Thelma et Louise).

Le duo Jon Lucas et Scott Moore est spécialisé dans la comédie. Outre Bad Moms et sa suite qu’ils ont écrits et réalisés, on leur doit les scénarios de Very Bad Trip, Tout… sauf en famille, Hanté par ses ex et Echange standard. Pour cette suite, l’équipe du film a choisi de placer l’intrigue durant les fêtes de fin d’année, une période de joie mais qui est aussi propice aux tensions familiales.

Bad Moms 2 poursuit le propos du premier volet qui est de défaire l’image de la mère parfaite véhiculée par les médias et la société et la culpabilité qui peut en découler. Pour cette suite, les scénaristes et réalisateurs sont passés à la vitesse supérieure et ont mis leurs trois héroïnes face à leur plus grand cauchemar : leur propre mère.

Les producteurs souhaitaient avoir des mamans de différentes générations, et des relations mère-fille aux différences d’âge variées. On retrouve donc Christine Baranski, connue pour son rôle de Diane Lockhart dans les séries The Good Wife et The Good Fight. Elle est également célèbre pour être la mère de Léonard dans The Big Bang Theory. Dans Bad Moms 2, elle est la mère d’Amy (Mila Kunis). Pour la mère de Kiki (Kristen Bell), c’est Cheryl Hines qui incarne le rôle, une actrice que l’on a pu voir notamment dans les séries Suburgatory et Larry et son nombril. Enfin, Susan Sarandon est Isis, la mère de Carla (Kathryn Hahn), aussi délurées l’une que l’autre !

Peter Gallagher, qui incarne le père d’Amy et le mari de Ruth campée par Christine Baranski, retrouve cette dernière 30 ans après la comédie musicale à succès de Broadway The Real Thing dont ils partageaient l’affiche. Ils s’étaient également croisés dans la saison 7 de The Good Wife. Kristen Bell et Cheryl Hines ont déjà collaboré dans Quitte-moi… si tu peux !en 2009, la seule réalisation à ce jour de Hines. L’actrice de Veronica Marsretrouve par ailleurs Mila Kunis pour la 3e fois après Sans Sarah rien ne va ! en 2008 et bien sûr, Bad Moms.

Durée : 104 mins. Avec Mila Kunis, Kristen Bell, Kathryn Hahn. Réalisé par Scott Moore & Jon Lucas. (USA/Chine, 2017)

Star (Port-Louis, Moka et Grand-Baie)

L’Expérience interdite

Pour découvrir ce qui se passe après la mort, cinq étudiants en médecine se lancent dans une expérience aussi audacieuse que dangereuse. Sur eux-mêmes, volontairement, ils provoquent des arrêts cardiaques pendant de courtes périodes afin de vivre des expériences de mort imminente. En poussant le processus de plus en plus loin, ils vont devoir affronter non seulement leur part d’ombre et leur passé, mais plus effrayant encore, les phénomènes paranormaux liés au fait qu’ils sont revenus de l’au-delà…

L’Expérience interdite — Flatliners est un remake de L’Expérience interditede Joel Schumacher sorti en 1991. Comme pour L’Expérience interdite en 1991, Michael Douglas occupe à nouveau le siège de producteur sur cette version 2017. Autre lien avec le film de Joel Schumacher : Kiefer Sutherland, héros du film original, tient dans ce remake un rôle secondaire et différent.

Passée l’excitation de trouver une réponse à l’un des plus grands mystères de la vie, les héros de L’Expérience interdite — Flatliners vont devoir se confronter à leur passé et prendre conscience de ce qu’ils sont vraiment. Si les cinq étudiants en médecine se lancent dans une expérience aussi dangereuse, ce n’est pas seulement par curiosité ou par défi, mais aussi pour la gloire.

Niels Arden Oplev, réalisateur de ce reboot, est un cinéaste danois connu pour avoir mis en scène la série suédoise et le premier film Millénium adaptés du succès littéraire de Stieg Larsson et dans lesquels Noomi Rapace interprète Lisbeth Salander. On lui doit aussi les pilotes des séries Mr Robot et Midnight, Texas. Selon le producteur Peter Safran, Oplev apporte « une fantastique sensibilité européenne à ce thriller américain. »

À la tête des étudiants de L’Expérience interdite — Flatliners se trouve Courtney, interprétée par Ellen Page. C’est elle qui les pousse à se lancer, hantée par la mort de sa sœur dans un accident de voiture. Elle cherche désespérément à savoir si celle-ci repose en paix. Peter Safran et Niels Arden Oplev saluent la performance de l’actrice, qui donne de la profondeur et de la gravité au personnage. À ses côtés, évoluent Nina Dobrev, Diego Luna et James Norton, et on retrouve en tête d’affiche Kiersey Clemons. Révélée par Dope, qui a fait sensation au Festival de Sundance et a reçu le Prix du Public au Festival de Deauville en 2015, Clemons a été choisie pour incarner Iris West, l’amoureuse du super-héros Flash dans Flashpoint.

Durée : 110 mins. Avec Ellen Page, Diego Luna, Nina Dobrev. Réalisé par Niels Arden Oplev (USA, 2017)

Star (Port-Louis, Moka et Grand-Baie)

TOUJOURS EN SALLES

Tiger zinda hai

Huit ans se sont écoulés. Les deux espions Tiger (Salman Khan) et Zoya (Katrina Kaif) sont toujours dans la nature et les agences auxquelles ils appartiennent respectivement, la RAW pour l’Indien Tiger et ISI pour la Pakistanaise Zoya, ne sont pas parvenues à leur mettre le grappin dessus.

Quand un convoi d’infirmières indiennes est brutalement enlevé par un mystérieux terroriste, Abu Usman (Sajjad Delfrooz), les gouvernements de l’Inde et du Pakistan n’ont d’autre choix que de rappeler Tiger et Zoya pour leur confier ce job que nul autre qu’eux peuvent effectuer : sauver les infirmières. Mais alors que les deux espions tâtent le pouls sur le terrain, ils réalisent que l’enjeu est bien plus grave que la vie des infirmières…

Le film traite de l’incident réel du kidnapping de ce convoi d’infirmières indiennes en Iraq par Daesh, en 2014.

Durée : 2 h 41. Avec Salman Khan, Katrina Kaif, Sajjad Delafrooz. Réalisé par Ali Abbas Zafar (Inde, 2017)

Cine City (Port-Louis), Cine King’s (Goodlands), Novelty (Curepipe), Sirsa (Eau-Coulée), Cine Metropolitan (Rose-Belle) et MCiné (Trianon & Flacq)