Le Private parliament secretary (PPS) Kalyan Tarolah a été interrogé « under warning » pendant six heures dans les locaux du Central CID lundi suite à la plainte logée contre lui par Latchmee Devi Adheen, 26 ans, pour l’envoi de photos et vidéos indécents. Le parlementaire a rejeté les accusations portées contre lui et se dit victime d’un complot.
Assisté de Me Dick Ng Sui Wa, l’élu de la circonscription N° 10 (Grande-Rivière-Sud-Est/Montagne-Blanche) a pointé du doigt son accusatrice en demandant pour quelle raison elle a décidé de révéler cette affaire seulement maintenant. D’emblée, le parlementaire a allégué que c’est la jeune fille qui l’a contacté en premier et lui avait demandé de lui trouver un emploi. Dans sa déposition, il soutient qu’il lui a répondu qu’elle devait passer par les procédures normales et qu’il ne pouvait intervenir dans ce genre de situation. Le PPS allègue que la plaignante a tenté de le faire changer d’avis en lui envoyant des photos et vidéos indécents. Pour soutenir sa déclaration, il a remis aux enquêteurs son cellulaire à l’Information and Technology Unit de la police pour un examen.
Concernant l’allégation de complot, le parlementaire n’écarte pas la possibilité qu’il y ait une motivation politique derrière cette affaire. Il a avancé qu’il est un élu proche de ses mandants et dont le travail est apprécié dans sa circonscription. « Mes adversaires veulent salir ma réputation », a-t-il soutenu aux hommes de l’ACP Devanand Reekoye. D’ailleurs, une quinzaine de ses sympathisants s’étaient massés à l’arrière des Casernes centrales avec pancartes en main pour soutenir leur député. Ils se sont dispersés dans le calme après l’intervention des policiers de Line Barracks.
À la fin de son interrogatoire, le PPS Kalyan Tarolah a été autorisé à partir à ce stade de l’enquête. « Sa inn bien pase. Mo finn donn mo version, e mo less la polis fer so travay. En temps et lieu, nou pou fer le nécessaire pou zot conn la vérité ». Interrogé sur une éventuelle démission comme PPS, Kalyan Tarolah a simplement répondu « kan ariv so ler, nou ava gete ». Son avocat était plutôt optimiste en estimant « a enn sertin stad, la polis pou bizin tret monsieur Tarolah kouma enn complainant dan sa case la. Nou pas oule donn tro de detay aux médias, nou less la polis fer so lanket en tou professionnalisme. Mo pena okenn doute ki si la poliq al o fon des choses, pou ena bokou surpriz ki pou arive, pou ena bokou de révélation plus de l’avant », soutient Me Dick Ng Sui Wa. Une source proche du dossier avance que le parlementaire a remis aux enquêteurs certains documents pour étayer ses allégations de complot. Dans cette optique, le CCID a sollicité l’avis du bureau du Directeur des poursuites publiques (DPP) sur la marche à suivre. Selon nos renseignements, il se pourrait que la plaignante soit appelée à fournir des précisions concernant sa déclaration.