Dans une lettre adressée au ministre du Travail, des Relations industrielles, de l’Emploi et de la Formation Sudesh Callichurn, et portant la signature de Lindsey Collen, Lalit estime que les statistiques officielles provenant du bureau de l’emploi ou de Statistics Mauritius concernant le chômage « ne reflètent pas la réalité mauricienne ». Une copie de la lettre a aussi été envoyée au directeur de Statistics Mauritius.
Lalit note que ceux n’ayant pas d’emploi ne s’inscrivent plus aux bureaux de l’emploi parce que, d’une part, « le transport pour s’y rendre coûte cher » et que, d’autre part, « il est difficile de les trouver ». Aussi, ils estiment que « les personnes concernées n’ont plus d’espoir de trouver du travail en passant par ces bureaux ». Il indique que la majorité des bureaux ont fermé leur porte au fil des ans.
Lalit indique qu’une enquête menée par ce parti il y a quelques années dans six localités reflète le pourcentage évoqué par MCB Focus de février 2016, selon lequel « 40% of people are not participating in the economy ; this means they are unemployed in the ordinary sense of the word ». Ainsi, « le pourcentage officiel de 7,9% n’est pas une réalité ». Lalit poursuit que le chômage parmi les femmes est de 55%. Selon le parti, ces personnes ne se rendent pas au bureau de l’emploi pour faire estampiller leur carte de chômeur. Ainsi, ils ne sont pas pris en considération par Statistics Mauritius.
Lalit estime que Statistics Mauritius se base sur une définition « farfelue » du bureau international du travail pour calculer ses chiffres. « Une définition utile pour des pays dont l’économie reposait sur l’agriculture et qui commençait, il y a une génération de cela, à bouger vers la “cash economy”, comme la Chine, Madagascar ou l’Inde, mais pas pour Maurice, dont l’économie est fondée sur le capitalisme », fait ressortir Lalit.
Il estime que lorsque le bureau des statistiques publie ses chiffres, ce dernier doit préciser la définition que quelqu’un qui est « in work » peut être « anyone who does as little as one hour work per week ! ». Lalit insiste sur le fait que lorsqu’on parle d’une personne employée, « we expect it to be for a 40 or 45-hour-week, or for heavy manual work, a 30-hour-week ». Pour moins d’heures de travail, il ne s’agit donc pas, pour le parti, d’un emploi approprié « permettant à une personne de payer son loyer, la nourriture et les vêtements pour sa famille et lui ».
Les statistiques officielles ne reflètent pas « the high percentage of people not contributing to the economy, and more importantly, the huge percentage of people suffering because of not having a regular income to look after their family with ». Selon Lalit, « il convient d’avoir un débat national sur la définition d’employment et d’unemployment ». Et Lindsey Collen de poursuivre dans sa lettre : « But, in the meantime, no-one should be misled by the “7,9% unemployed”, when to qualify as employed, you need to only to work ONE HOUR per week. »