Les membres de Lalit invitent le public à une réunion de mobilisation ce soir à 20 h au Sir Abdool Razack Mohamed Hall à Phoenix, qui comprendra la projection d’un film suivie de débats sur la lutte palestinienne. Cette initiative conjointe avec l’Association des Jeunes de Phoenix et le Centre Idriss Goomany fait suite à une série de mobilisations organisées récemment à Port-Louis. « La décision du Premier ministre et du ministre des Affaires Étrangères de soutenir la Palestine à l’Assemblée générale des Nations unies représente une petite victoire dans notre lutte », indique Lindsey Collen, membre de Lalit.
Depuis plusieurs mois, Lalit mène une lutte pour exhorter le gouvernement mauricien à voter la résolution qui sera présentée ce mois-ci à l’Assemblée Générale de l’Onu pour la reconnaissance de l’État palestinien. « C’est un moment crucial dans la cause palestinienne et nous ne pouvons rester insensibles », soutient Lindsey Collen. De plus, dit-elle, le Premier ministre et le ministre des Affaires étrangères ont annoncé la semaine dernière que Maurice est en faveur de la résolution de l’Onu pour donner un statut diplomatique à la Palestine. « C’est une petite victoire dans notre lutte ». 
Les membres de Lalit estiment cependant qu’après ces démarches de divers pays pour soutenir la Palestine, la pression exercée par le sionisme et les États-Unis ne fera qu’augmenter, d’où la décision de continuer la mobilisation. Après une série de réunions à Plaine-Verte, GRNO et à La Tour-Koenig, Lalit projettera ce soir un film sur la Palestine, avec la collaboration de l’Association Jeunes de Phoenix et du Centre Idriss Goomany. Un débat suivra.
Récemment Lalit a demandé aux Mauriciens de signer une pétition en ligne pour convaincre l’assemblée des Nations unies de reconnaître la Palestine comme un État de droit. Ses principales demandes au gouvernement mauricien pour la Palestine sont : Dire Non à la loi israélienne pour criminaliser le boycott des colonies ; Geler toutes les implantations de nouvelles colonies ; Non à la répression de la flottille de Gaza ; le soutien du gouvernement pour la résolution de l’Onu pour l’État palestinien ; pas de liens diplomatiques avec Israël jusqu’à la fin de l’occupation ; oui à la représentation diplomatique à Maurice pour la Palestine ; boycotter Israël et des produits qui sont utilisés pour détruire des maisons en Palestine. « Il semble que certains progrès ont été réalisés, mais nous sommes contre les intérêts américains et israéliens et des intérêts géopolitiques, à un moment où ils sont désespérés surtout avec l’économie en chute libre aux États-Unis et les manifestations massives en Israël », fait ressortir Lindsey Collen.
Lalit rappelle que depuis la guerre de 1948 déclenchée par les pays arabes, Israël fait partie du concert des nations dominantes. En 1967, les Israéliens ont occupé et colonisé les 22 % restants de la Palestine historique, créant ainsi, à l’encontre du droit international, un fait accompli de plus en plus irréversible. En exil, un tiers des Palestiniens vivent dans des conditions de réfugiés, souvent misérables, sans que l’État d’Israël n’accepte de leur reconnaître un quelconque droit au retour ni que les pays arabes envisagent de les intégrer et de leur conférer les droits de citoyens. Ils attendent toujours que la communauté internationale tienne sa promesse de les faire accéder à l’indépendance dans un État viable.