Son passage éclair au Mouvement Liberater d’Ivan Collendavelloo avait donné un aperçu sur la nouvelle voie qu’avait entreprise l’ancienne universitaire Sheila Bunwaree. Après les désaccords qui ont provoqué son départ du Mouvement Liberater, Sheila Bunwaree n’a pas pour autant renoncé à la politique. Ces derniers temps, elle avait laissé entrevoir ses intentions avant de présenter, hier matin, officiellement son nouveau parti à Port-Louis. Désormais, il faudra compter avec le Parti Justice Sociale (PSJ) sur l’échiquier politique.
Après plus de 20 ans, nous dit Sheila Bunwaree, de militantisme en tant qu’intellectuelle pour la justice sociale, il était temps de se faire entendre ailleurs que dans des plates-formes conventionnelles. Et ailleurs, c’est au Parlement. Le PSJ vise déjà l’hémicycle. Il compte sur du sang neuf: des professionnels, des jeunes, hommes et femmes, pour véhiculer son programme et ses idées. “Il y a une jeunesse extrêmement impatiente qui réclame une façon de faire de la politique autrement”, dit Sheila Bunwaree. Pour répondre à cette attente, son parti, dit-elle encore, fera la différence dans le ton de son langage et ses messages. Le PSJ prônera une ligne de conduite respectueuse de l’autre. “Nous afficherons notre volonté d’agir dans la transparence et nous serons accountable envers les Mauriciens. Nous ne nous engagerons pas dans des campagnes malsaines”, insiste Sheila Bunwaree.  Parti encore en construction, explique-t-elle, le PSJ met en place ses membres appelés à être au devant de la scène politique et à défendre son programme. Aux prochaines Législatives, le PSJ présentera trois candidats dans toutes les circonscriptions de Maurice. Décriant les circonstances dans lesquelles la Constitutional (Declaration of Community) (Transitional Provisions) Act a été votée, Sheila Bunwaree confie qu’elle ne déclinera pas son appartenance ethnique aux prochaines élections. Toutefois, le PSJ n’a pas encore étudié la ligne qu’il adoptera dans ce sens.