C’est avec une vive émotion qu’a eu lieu hier, au Labourdonnais Waterfront, le lancement de la biographie de feu Harold Chan Lam, Un destin d’éducateur, écrite par son ami Serge Ng Tat Chung. Harold Chan Lam était connu comme le “London Man au grand coeur”. Expert en mathématiques, spécialité qui lui a valu d’obtenir un degré à l’Université de Londres, il est le fondateur du Collège London, en 1966. Également Lecturer de l’Université de Maurice en 1970 et passionné de Ballroom Dancing – qui lui aura permis de remporter une médaille de bronze à Londres en avril 1959 –, Harold Chan Lam avait fait de l’éducation son credo. Lors d’une interview qu’il avait accordée au Mauricien, l’homme expliquait à ce propos : « L’éducation est à la base de tout. If somebody works there shouldn’t be any obstacle to prevent the person from progressing. »
Serge Ng Tat Fat raconte que Harold Chan Lam voulait « absolument » parler de sa vie. « Il m’a parlé de ses ennuis de santé et de son désir de laisser une trace de ce qu’il a pu accomplir dans sa vie. Il m’a fait comprendre son désir de me confier la rédaction de sa biographie. Pour lui, l’éducation était un tout. Il avait un destin d’éducateur et la vision d’un établissement pour les plus pauvres, pouvant accueillir garçons et filles. Sa maxime était “to educate a boy is to educate a man, to educate a girl is to educate a nation”. » Son  ami Harold, dit-il encore, estimant que l’éducation est un facteur de mobilité sociale.
Yvan Martial a également évoqué sa rencontre avec Harold Chan Lam et ce partage de la même vision. « Harold avait compris qu’un pays sans  éducation est un pays condamné à se scléroser. Il avait compris qu’il avait cette chance de vivre dans un pays où nos ancêtres ont su apporter à l’instruction des enfants une place prépondérante. Harold a toujours su qu’il ne fallait pas de barrière sociale pour l’accession des enfants à l’éducation. » L’ouvrage sera en vente dans toutes les librairies.