Sushil Khushiram, président du Kibo Fund II, fonds de capital-investissement (private equity) de l’ordre de USD 50 millions (Rs 1,5 milliard), a souhaité qu’il y ait un financement local accru dans ce type d’activités et que les autorités viennent avec des mesures incitatives à cet effet. Il intervenait lors du lancement officiel du Kibo Fund II au Domaine de l’Etoile, Eureka, Moka.
Devant un parterre d’invités – composé du Chief Executive de la Financial Services Commission, Clairette Ah-Hen, de la directrice régionale de la Société financière internationale (SFI) Aida Kimenia, du président de CIEL Group Arnaud Dalais et de représentants du secteur des services financiers –, le président du Kibo Fund II a souligné que les activités de gestion du capital-investissement prendront une plus grande ampleur si le financement de ces fonds était « beaucoup plus de source locale ». Il a, en conséquence, demandé aux autorités de considérer l’opportunité de venir de l’avant avec des politiques visant à encourager les fonds de pension, les compagnies d’assurance et d’autres investisseurs institutionnels à investir dans des fonds de capital-investissement.
« In improving the availability of funds for private equity, governement will also be strenghening the capacity of the private equity industry to support national development efforts, say by participating in the financinf of large scale infrastructure projects », a déclaré l’ancien ministre des Services financiers. Sushil Khushiram a salué l’initiative du gouvernement d’instituer un Mauritius Africa Fund en vue de promouvoir l’investissement dans le capital des entreprises en Afrique. Il s’est appesanti sur la croissance économique soutenue du continent et des opportunités offertes avec la hausse des revenus et de la consommation, l’augmentation de la classe moyenne et du nombre de consommateurs en Afrique. Il a de plus parlé des investissements directs étrangers en Afrique (environ Rs 60 milliards en 2013) et de la progression des investissements intra-africains. Les fonds de capital-investissement tournés vers le marché africain ont levé plus de USD 3 milliards l’année dernière.
Les perspectives pour une expansion des activités de capital-investissement en Afrique sont hautement favorables, a soutenu Sushil Khushiram. Ce dernier a cependant prévenu que l’environnement des affaires sur le continent n’est pas sans risques, d’où la nécessité d’avoir les capacités et les bonnes stratégies pour gagner des parts de marché. Le président du Kibo Fund II a estimé que les fournisseurs de services financiers ont intérêt à former les professionnels locaux et à renforcer leurs capacités de gestion.
Jean-Pierre Dalais, CEO de CIEL Investissement, promoteur de Kibo Capital Partners, société de gestion des Kibo Funds, a dit la « fierté » du groupe CIEL d’être partie prenante dans le déploiement des activités des deux fonds créés à ce jour. Il a soutenu que le groupe se réjouit de son association avec des institutions de réputation internationale (DEG en Allemagne, SFI, Banque africaine de développement , FMO des Pays-Bas) ainsi qu’avec l’Anglo Mauritius et le Fonds national de pensions pour la création des Kibo Funds. « We truly believe thay our investments will foster development », a-t-il dit, tout en reconnaissant qu’il y a encore beaucoup à faire pour alléger la pauvreté et booster l’emploi dans la région.
Par ailleurs, Jean-Pierre Dalais a fait ressortir que le Kibo Fund II fera montre de prudence dans son approche à l’investissement en Afrique car « on a appris que le terrain africain comporte beaucoup d’embûches ». Thierry Hugnin, responsable de la gestion des investissements des Kibo Funds, a pour sa part parlé de la grande expérience que les professionnels de Kibo Capital Partners ont pu acquérir depuis le lancement du premier fonds en 2008. « Le Kibo Fund I est fermement établi. On a atteint notre vitesse de croisière. Nous sommes prêts à relever le défi avec le Kibo Fund II », a-t-il déclaré.