Jessika Rosun au centre

Que Kaysee Teeroovengadum ne soit plus membre d’aucune instance sportive jusqu’à la fin de l’enquête et que Jessika Rosun bénéficie de tout le soutien voulu. Voilà les deux résolutions décidées par un groupe de soutien lancé jeudi dernier à Curepipe. Au sein de ce groupe, se trouvent des dirigeants de différentes disciplines et d’anciens sportifs, à l’instar de Mario Lepois, Guito Lepoigneur et Stephan Buckland. Ce dernier a d’ailleurs fait remarquer qu’une association regroupant uniquement des sportifs sera bientôt enregistrée.

« Il n’existe aucun esprit de vengeance. Nous voulons redonner au sport ses lettres de noblesse et nous menons ce combat pour la cause sportive », a justifié Guito Lepoigneur, entraîneur de l’équipe féminine de volley-ball d’Azur SC. Ce dernier a dénoncé le fait que Kaysee Teeroovengadum a fait « beaucoup de tort au sport », de même que Philippe Hao Thyn Voon, président du Comité Olympique Mauricien (COM) qui a de son côté voulu étouffer ce problème d’attouchements allégués au Village des Jeux à Gold Coast en Australie.

Selon Guito Lepoigneur, il est clair que le Ministère de la Jeunesse et des Sports doit intervenir afin que l’ancien chef de mission aux derniers Jeux du Commonwealth se retire de tous les comités dont il est actuellement membre jusqu’à la fin de l’enquête. « Jessika a ouvert la voie. Il faut maintenant un mouvement de solidarité en sa faveur, même si les clubs ont peur de représailles ». Un argument appuyé par Mario Lepois qui souligne que la zone 7 d’Afrique, dont Kaysee Teerooovengadum assume la présidence, devrait aller dans ce sens. « Il doit se retirer pour la bonne marche de ces institutions », a maintenu l’ancien entraîneur de l’Union 79 de Curepipe et de la sélection nationale féminine.

Désormais, ce groupe de soutien s’attend à accueillir un nombre plus intéressant d’adhérents, afin qu’il soit encore plus crédible.