La présidente de la République Ameenah Gurib-Fakim a fait hier un vibrant plaidoyer en faveur d’une plus grande implication des gouvernements dans la promotion de la recherche et du développement (R & D) en intensifiant le financement de ce secteur. Elle s’adressait aux membres de l’Académie africaine des sciences à Nairobi au Kenya à l’occasion du lancement de l’Alliance for Accelerating Excellence in Science in Africa (AESA).
L’objectif de l’AESA vise surtout à promouvoir l’intérêt pour la science et la technologie en Afrique. « Seen against this backdrop, the establishment of the Alliance for Accelerating Excellence in Science in Africa (AESA) is a timely, promising development with the potential to alter the S & T landscape on the continent. As a new funding platform, AESA represents an international commitment to shift the center of gravity for African R & D to the Continent. AESA’s mandate is to develop Africa’s research leadership and promote scientific excellence to overcome health and developmental challenges », a expliqué la présidente de Maurice, qui a été invitée à prononcer le Keynote speech à cette occasion.
L’AESA est appelée à former quelque 300 Fellows de l’académie africaine des sciences.
Dans son discours, Ameenah Gurib-Fakim s’est longuement appesantie sur l’importance de la science et de la technologie et surtout sur la recherche et le développement. La survie de l’Afrique, dit-elle, passe par une plus grande maîtrise de la science par les Africains. Grâce à la science, les pays africains seront en mesure d’améliorer leur agriculture afin de satisfaire une population en constante croissance et résoudre les problèmes de santé et la création d’emplois pour les jeunes. Selon elle, il est impensable que la recherche ne représente que 1 % de ce qui se fait dans le monde alors que la population africaine représente 12 % de la population mondiale. « The time has come for Sub-Saharan African nations to make a concerted effort in mobilizing science and technology for sustainable development of the continent », affirme Ameenah Gurib-Fakim. Elle doit rencontrer le président du Kenya avant de regagner Maurice.