Un séminaire se tient aujourd’hui et demain au Mahatma Gandhi Institute à l’intention des enseignants de langues orientales et des responsables des différentes Speaking Unions. Objectif : améliorer l’enseignement et l’apprentissage de ces langues. Des éducateurs présenteront à cette occasion leurs recherches.
Après la mise en vigueur de nouvelles lois adoptées et votées à l’Assemblée nationale pour l’introduction du « sanskrit » et du « bhojpuri » comme matières dans les écoles, les enseignants de langues orientales estiment important d’évaluer les mécanismes d’enseignement en cours. D’où la réunion ce matin des représentants du ministère de l’Éducation, des responsables des Speaking Unions, des enseignants, des représentants du Mahatma Gandhi Institute (MGI) et du Mauritius Institute of Education (MIE) pour passer en revue l’enseignement des six langues orientales dans les établissements secondaires : hindi, urdu, tamoul, telegu, mandarin et marathi.
Cette plate-forme permettra aux enseignants de divers collèges de se rencontrer et de partager leurs expériences, tout en analysant les changements qu’il faut apporter pour rendre plus efficace l’enseignement des langues orientales, le manque d’interaction entre les éducateurs étant aperçu comme une entrave à son développement. De plus, les chargés de cours des différents départements de « language studies » du MGI, du MIE et de l’Université de Maurice présenteront les recherches qu’ils ont effectuées sur les langues orientales à Maurice.
Dans son intervention, Ravin Dwarka, chairman du MGI & RTI Council, a souligné l’importance de rehausser le niveau des langues orientales et celui des enseignants, et de dispenser des cours de formation pour aligner les enseignants sur le niveau des cours dans d’autres disciplines. « Nous avons un riche héritage et nous ne devons pas seulement le conserver et le consolider mais make it become a lively form of intellectual activity. On peut tenter de créer des outils d’enseignement et d’apprentissage des langues orientales, inspirés des pédagogies modernes », a-t-il fait comprendre.
Les enseignants de langues orientales estiment pour leur part que « la mise en place d’une commission linguistique pour rendre plus efficaces les langues serait également un autre pas en avant pour changer d’approche envers les langues orientales ». Aujourd’hui, ont-ils soutenu, l’on enseigne ces langues jusqu’au niveau tertiaire et des programmes sont diffusés à la télévision et à la radio, mais une structure solide pour favoriser leur expansion est indispensable.
Au Mauricien, un enseignant de hindi soutient que « les quelques auteurs qui s’expriment en langues orientales chez nous se bornent à écrire seulement des oeuvres de théâtre ou des poèmes destinés à être mis en musique, alors qu’ils  auraient pu contribuer à rédiger des manuels scolaires pour les langues orientales ». L’absence de matériel adéquat, a-t-il poursuivi, joue aussi un rôle important.
Les enseignants de langues orientales constatent qu’il y a très peu de diffusion de programmes éducatifs consacrés aux langues orientales à la télévision.