Le Rabindranath Tagore Institute (RTI) d’Ilot introduit l’enseignement du Swahili à partir de septembre prochain. Dans une déclaration au Mauricien, Mala Chummun, Officer in Charge du RTI, avance : « Maurice fait partie du continent africain et est membre de la Southern African Development Community (SADC). Or, aucune des langues africaines n’est enseignée dans le pays. Il est grand temps d’en introduire au moins une. »
La langue Swahili, plus connue comme le kiSwahili ou Kiswahili, est une des 250 langues Bantu parlées dans la région centre, est et sud-est de l’Afrique. Avec 5 millions de locuteurs l’ayant comme langue maternelle et 140 millions l’ayant comme seconde langue ou en partage, le Swahili est la langue officielle ou nationale de quatre pays, à savoir la Tanzanie, le Kenya, l’Ouganda et la République Démocratique du Congo. Le Swahili est aussi une des langues officielles de l’Union africaine, organisation à laquelle appartient Maurice.
Écrit soit en graphie latine soit arabique et en braille, le Swahili emprunte des vocabulaires de l’arabe de par son utilisation par des locuteurs arabo-musulmans de la côte swahilienne. Lors de son évolution, notamment durant les 500 dernières années, elle a aussi intégré des vocabulaires provenant des langues européennes ou indiennes : l’allemand, le portugais, l’anglais, le français et l’hindi. Les deux forces coloniales, allemande puis britannique, après la première guerre mondiale, avaient choisi le Swahili comme langue commune native à cette région pour pouvoir mieux gouverner. En 1928, le dialecte de Zanzibar, le “Kiunguja”, avait été choisi pour sa standardisation lors de la conférence interterritoriale, à Mombasa. Bien qu’il y ait des variantes dans la langue d’un peuple à l’autre, la forme standardisée est utilisée surtout pour des raisons pratiques.
Le Swahili figure sous les “hobby courses” proposés par le RTI à partir de la rentrée de septembre. L’introduction à la langue est ouverte à tous à partir de 12 ans. Le cours commence en septembre et s’échelonnera sur six mois.
Le RTI propose aussi le “Ramayana chanting” sur une période de six mois. Pour ces deux formations, les frais d’inscription sont de Rs 500. Sous la catégorie “hobby classes”, l’on note également des cours de “Madhubani painting” et de “Creative embroidery and weaving”, qui s’échelonneront quant à eux sur une période de trois mois. Le “Madhubani painting” a été introduit au RTI par une première formation dispensée aux professeurs d’art et artistes de Maurice en 2008. Depuis, l’institution a renouvelé l’expérience en le proposant aussi au grand public. Le “Madhubani painting” est un style traditionnel et populaire propre au village de Madhubani, dans l’État du Bihar, en Inde. Il était traditionnellement utilisé par les femmes pour décorer les murs des maisons dans les villages.
Le RTI offre aussi des formations menant vers un diplôme en “Interactive media design”, soit sur deux ans à temps plein ou trois ans à temps partiel, et un diplôme en “Film production”, à temps partiel sur trois ans. Ceux intéressés par le théâtre peuvent s’inscrire pour le “Certificate course in drama”, qui sera dispensé à temps partiel sur deux ans.
Le calendrier des cours n’a pas encore été finalisé, fait ressortir Mme Chummun au Mauricien. Ceux intéressés sont priés de remplir le formulaire d’inscription disponible au siège du RTI, à Ilot d’Epinay, ou au Mahatma Gandhi Institute (MGI), à Moka, durant les heures d’ouverture. Ils peuvent aussi le télécharger à partir du site www.mgirti.org. La date limite d’inscription est le 30 août 2014. L’administration de l’institut précise qu’elle se réserve le droit de ne pas dispenser de cours si elle estime ne pas avoir suffisamment d’inscrits. Renseignements au 243-7581 ou au 243-9490.