Cité Pamplemousses, une bourgade située dans la région du nord, peut se féliciter d’avoir réussi à amener ses habitants à se solidariser pour traduire dans le concret un projet qui est dans l’intérêt du bien commun. Il s’agit de la construction d’un bâtiment moderne et spacieux qui servira de centre communautaire.
Si à l’origine le bâtiment en question devait être connu sous l’appellation de Salle Polyvalente de l’Espoir, il porte actuellement un nom d’inspiration biblique, l’Arche de Noé. Ce qui retient surtout notre attention dans cette oeuvre philanthropique, c’est l’esprit d’équipe qui a animé ses bâtisseurs tout le long de son édification, de 2004 à 2007.
Aujourd’hui, cette salle polyvalente est un lieu hautement fréquenté par les gens d’ici car ils y viennent pour prendre part à des activités sociales tout le long de la semaine.
Le centre en question fonctionne sous le chapeautage de l’association Comité Quartier Cité Pamplemousses. L’un de ses dirigeants, Alain Goolamsing, a été notre interlocuteur tout le long de notre visite des lieux.
Selon M. Goolamsing, tout commence en 1995 quand des habitants du village prennent l’initiative de se rencontrer hebdomadairement en vue d’y créer un comité de bien-être social. Les réunions se tiennent dans un petit local appartenant à une vieille habitante de la localité, Mme Vincent Colet, aujourd’hui décédée.
Par la suite, l’association en question adresse une pétition au gouvernement en vue d’avoir une concession sur un terrain dans le village, ce qui devrait être le premier pas vers la construction éventuelle d’une salle polyvalente sur ledit terrain.
D’après notre interlocuteur, « le gouvernement ne tardera pas à reconnaître le bien-fondé de notre action sociale et, à partir de là, nos démarches suivront leurs cours normalement et, au bout de quelques temps, nous finirons par obtenir le terrain tant attendu pour y bâtir notre centre. »
D’une étape à l’autre, vient enfin le jour où démarre la construction dudit bâtiment…
« Dans l’exécution d’un acte bénévole de cette nature il faut reconnaître, en toute modestie, s’entend, que notre chance c’est de savoir que nous pouvons compter sur une main-d’oeuvre qui est prête à nous aider à réaliser notre objectif et, justement, cette heureuse disposition nous aura permis d’être à la pointe de l’action pour faire avancer notre patelin sur la voie du progrès social », fait ressortir M. Goolamsing.
Cependant, comme nous le dit notre interlocuteur, une pareille entreprise exige des sacrifices car il faut constituer des équipes pour travailler à des heures indues, c’est-à-dire, durant les soirées, durant les week-ends et durant les jours de congé public.
Dans le même souffle, des démarches répétitives sont faites auprès des compagnies qui opèrent dans le domaine de la construction afin d’obtenir des matériaux à titre gracieux, puis, petit à petit, on surmonte les obstacles avec ardeur, on travaille avec son coeur et, même si cette construction s’étend sur quatre années d’affilée, l’important c’est qu’on est arrivé à toucher au but. La satisfaction est totale.
Depuis la date de son ouverture, en octobre 2004, cette salle polyvalente y est le théâtre des activités suivantes, entre autres : des cours d’initiation à l’informatique pour débutants, des cours d’alphabétisation fonctionnelle pour les personnes qui veulent apprendre à lire et à écrire, des cours au sujet du bien-être familial, destinés aux couples qui veulent apprendre à mieux gérer leur ménage, des cours particuliers aux enfants qui fréquentent l’école primaire et qui sont dans la classe de sixième, etc. Tous ces cours sont assurés par des professionnels, d’ici ou d’ailleurs.
Durant les vacances scolaires, les quatre murs du centre polyvalent résonnent des voix des enfants du village : ils y sont presque quotidiennement pour participer à des activités ludiques sous la conduite de quelques adultes.
Actuellement, en vue d’une innovation conséquente, on y pense à y installer une bibliothèque bien garnie et, malgré les difficultés inhérentes que comporte un tel projet, il y a des signes que l’on va déjà dans la bonne direction à ce sujet.