Près de trois mois après les inondations meurtrières du 30 mars, leurs séquelles sont encore visibles à plusieurs endroits. Si certains travaux de réparation d’envergure prennent du temps, lorsqu’un site représente non seulement un véritable eyesore mais, surtout, un danger pour le public, l’urgence de ces travaux est évidente. C’est ainsi le cas du grillage du musée d’histoire naturelle à Port-Louis, pourtant situé juste à l’arrière du bureau du Premier ministre…
Alors que le musée d’histoire naturelle, bien qu’ayant été considérablement touché par les inondations du 30 mars, a pu rouvrir ses portes deux semaines après, le grillage entourant le musée — se trouvant le long de la rue Mallefille, à l’arrière du bâtiment du Trésor, où est situé le bureau du Premier ministre — est toujours à terre. Une aberration que déplorent de nombreux passants, ces derniers ne comprenant pas la lenteur des réparations, alors que plusieurs millions ont été débloqués par le ministère des Infrastructures publiques pour réparer les dégâts. D’autant qu’il s’agit d’un site non négligeable, situé à l’arrière du bureau du Premier ministre.
Au niveau du musée d’histoire naturelle, on apprend que les inondations ont fait d’énormes dégâts à l’intérieur du bâtiment, et que des interfaces ont été abîmées en raison de l’accumulation d’eau (celle-ci est montée à plus de 2 pieds). On indique également que la plupart des objets artisanaux du gift shop, dont des cartes postales et des livres, ainsi que des vitrines de la galerie concernant la faune ont été endommagés. C’est avec le concours du ministère des Arts et de la Culture et celui du Tourisme que les travaux de réparation ont pu être effectués au plus vite pour la réouverture du musée, souligne-t-on. Plusieurs officiers des autres musées nationaux à travers l’île, dont ceux de Mahébourg, ont aussi mis la main à la pâte pour le nettoyage de la cour du musée, qui avait été recouverte par plus de 4 pieds d’eau.
Les inondations ont également renversé le grillage du musée, à ce jour toujours incliné et représentant, outre une plaie visuelle, un véritable danger pour le public. En effet, le lourd grillage en fer forgé menace de tomber à n’importe quel moment, risquant de blesser quiconque se trouverait dans le jardin du musée. Des pierres de taille ont également été déplacées vers l’intérieur de la cour.
Du côté du musée, on indique que d’ici six semaines, la clôture sera réparée. Parce que ce n’est que la semaine dernière, soit près de trois mois après les inondations du 30 mars, que des consultants du ministère des Infrastructures publiques sont venus effectuer un constat à la rue Mallefille. Le musée d’histoire naturelle attend ainsi le rapport de ces consultants pour entreprendre les travaux nécessaires afin de redresser et consolider le grillage.
Entre-temps, juste à l’arrière du bureau du Premier ministre, le grillage du musée à terre est une scène de désolation à laquelle tous les passants de cette rue très fréquentée ont droit. Et il faudra attendre un mois et demi encore, au minimum. À bon entendeur…