Les travaux d’une vingtaine de photographes chinois sont actuellement à l’honneur à la Galerie d’art de la municipalité de Quatre-Bornes. Soixante-quatorze photographies réalisées dans différentes régions du Tibet, notamment à Lhassa, sous le thème Tibet Sacred land of snows, chacune d’entre elles étant une invitation à la découverte de ce pays. Un voyage rythmé par de somptueux paysages, des pics enneigés, la rencontre avec son peuple et ses pèlerins.
Organisée par l’ambassade de Chine en partenariat avec la municipalité de Quatre-Bornes, cette exposition, qui se tient jusqu’au 17 juin, permet d’explorer tous les aspects du Tibet : des clichés représentant des paysages naturels époustouflants, des lieux sacrés, les rituels et les traditions du quotidien tibétain. Tout est passé devant l’objectif des photographes chinois.
Ils ne peuvent raconter le Tibet sans présenter le palais de Potala à Lhassa, l’un des édifices les plus représentatifs de cette région. L’une des photos, signée Wang Miao, montre les travaux de rénovation de l’ancien lieu de résidence principal des Dalaï-lamas successifs, devenu musée.
Outre son ensemble architectural, ce sont aussi les rituels qui ont attiré l’attention du photographe. Il y a capturé les gestes de ces pèlerins qui, en signe de respect, font tourner les moulins à prières (sutra wheels) et prient à genoux. Si les photos de Wang Miao illustrent la profonde foi religieuse qui y règne, celles de Liu Zhen, réalisées au crépuscule, montrent la beauté architecturale de l’ancien centre gouvernemental.
Le Tibet est parsemé de monastères, de lieux saints, de lacs sacrés. Le temple du Jokhang, qui se trouve non loin du palais de Potala, est le premier temple bouddhiste construit au Tibet. Qian Han immortalise les instants de prières de ce centre spirituel de Lhassa, lieu de pèlerinage qui attire des foules en quête d’une vie meilleure depuis des siècles. Le regard de Wang Miao porte sur un vieillard tournant un moulin à prières. Sa sensibilité saisit l’expression empreinte de sérénité de ce dernier.
Dans les rues de Lhassa, Cheng Weidong fait découvrir à travers son objectif les maisons mobiles des pèlerins. Ces derniers, portant des tenues traditionnelles, se prosternent inlassablement tout au long de leur traversée jusqu’à leur prochaine destination.
Le plateau tibétain est une terre de contrastes. À Lhassa, on passe des terres arpentées par les pèlerins aux enseignes commerciales. Nous découvrons la rue Barkhor, ses vieux bâtiments et les maisons de la noblesse tibétaine, montrant les origines de Lhassa. On découvre aussi des boutiques qui vendent les
Thangkas (peintures sur toile tibétaine), un art unique du Tibet représentant les thèmes de la religion, de l’histoire et des coutumes du Tibet.
Les photographes se sont aussi attachés à saisir les regards. Ceux des femmes travaillant dans des salines, près de la rivière Lancang, ceux de ces enfants célébrant le Children’s Day le 1er juin. Et ces personnes portant les parures anciennes des aristocrates.
Les paysages magiques, la beauté des différentes régions du Tibet mêlée au talent des photographes impressionnent les visiteurs. Les paysages pittoresques ont été particulièrement bien mis en valeur. On y découvre de spectaculaires panoramas naturels comme le Yarlung Tsang Po, la haute rivière de Chine et l’une des plus grandes rivières au monde. Ou encore le paysage d’hiver étonnant de Nyingchi. Le lac NamCo est le plus haut lac salé du monde, à 4 718 m, et constitue un lieu saint du bouddhisme tibétain. On peut y voir des animaux rares comme les yacks sauvages. L’on peut aussi admirer le coucher du soleil sur le Mont Qomolangma (l’Everest). De temps à autre apparaît aussi un village où l’on peut admirer l’architecture ou les peintures remarquablement belles des maisons tibétaines. Ouverte jusqu’au 17 juin, cette exposition est une vitrine permettant aux Mauriciens de mieux connaître cette région lointaine d’une beauté à couper le souffle, bien que n’évoquant pas la réalité de la vie des Tibétains sous tous ses aspects…