L’Association socioculturelle rastafari (ASR), dont le porte-parole est José Rose, organise une marche jeudi pour célébrer le 183e anniversaire de l’abolition de l’esclavage. La marche débutera à 11h devant le centre communautaire du village et prendra fin à Trou-Chenille, au Morne, où vivaient les esclaves marrons et leurs descendants. Un dépôt de gerbes est également prévu.

José Rose regrette que les descendants d’esclaves n’aient pas été dédommagés. « Nou an 2018 ek naryen pa ankor fer. Nou pe sibir britalite polisie ek tou kalite kiksoz », dit-il. Et d’ajouter : « Nou konstate ki ladrog sintetik finn rant dan tou kwin Moris. Si rien n’est fait, Maurice aura à faire face à des difficultés au plan social. » Le porte-parole de l’association a rappelé « l’étonnement » d’une délégation africaine qui était à Maurice en novembre dernier pour participer à un atelier de travail sur le thème “Les Enjeux contemporains en Afrique”. « Vu le peu de personnes présentes ce jour-là dans la salle, deux conférenciers m’avaient demandé : “Où sont les Africains ?” Ils m’avaient promis qu’ils allaient rédiger un rapport à soumettre aux instances concernées après avoir attentivement écouté mes explications. »

Le porte-parole de l’ASR regrette aussi qu’après 50 ans de l’indépendance de Maurice, les artistes n’aient toujours pas de Concert Stadium pour donner libre cours à leur talent. « Finn ariv ler pou kre enn lespas pou bann artis lokal », insiste-t-il, souhaitant que le Centre Nelson Mandela « soit beaucoup plus actif ». José Rose n’a pas non plus manqué de réclamer la dépénalisation du gandia.

Burty Fok, membre de l’ASR, a demandé au gouvernement de « donner la possibilité aux descendants d’esclaves à Maurice de s’épanouir ». Il poursuit : « Bizin donn zot laposibilite pou fer spor ek ankouraz zot dan ledikasion pou zot vinn bann “role models”. »