Le «chemistry» entre Paul Bérenger et Navin Ramgoolam aura donc été très vite dissous. Le lendemain de la rupture des négociations d’alliance avec le Ptr, le leader du MMM n’a pas été tendre contre le premier ministre Navin Ramgoolam, ce dimanche 15 juin à Belle-Rose, lors de l’assemblée des délégués du parti mauve.
Paul Bérenger a profité de cette réunion pour confirmer qu’il y a une « rupture définitive avec le PTr » à cause des « zigzags » du leader du Ptr.. Il a qualifié sa «tristesse devant ce rendez-vous manqué face à l’histoire» mais a concédé «son soulagement» en rendant seul responsable de l’échec des négociations, Navin Ramgoolam.
Paul Bérenger a expliqué que  le Premier ministre n’est pas le «stratège» qu’on veut bien lui affubler. Puisqu’aujourd’hui il se retrouve sans le MSM et le PMSD, qui lui ont tourné le dos, et que de ce fait il n’a plus une majorité au parlement. «Stratège mon oeil» devait-il marteler.
Il faudrait selon lui et, ce dans l’intérêt du pays, «rappeler le parlement, faire voter la nouvelle loi électorale, dissoudre le parlement et faire les élections générales dans un délai raisonnable en tenant en compte du mois sacré du Ramadan». Autrement il jouera pleinement son rôle de leader de l’opposition et présentera sous peu une motion de censure contre le gouvernement.
Il a demandé à l’assistance de ni surestimer ni sous-estimer son adversaire. Que ce dernier va se débattre en inventant toute sorte de choses et qu’il faut le contrecarrer. Il a soutenu qu’il fallait être sans rancune, sans haine, sans amertume et sans vengeance vis à vis des évènements récents et des adversaires.
Selon Paul Bérenger le MMM a toujours gardé  l’option d’aller seul aux élections générales lors des négociations avec Navin Ramgoolam.
Finalement c’est à main levée et à l’unanimité générale que l’assistance a approuvé la rupture des négociations avec le parti travailliste.