Le Collège Lorette de Rose-Hill a retrouvé son calme après l’euphorie de lundi. Contrairement aux autres institutions ayant enregistré des lauréats, les classes y ont repris normalement. Pour la directrice, Ginette Fernand, cet événement marque l’apothéose des célébrations des 60 ans d’existence du collège.
« Nous sommes encore sous le choc. Cela fait tellement longtemps que nous n’avons pas eu de lauréates et nous ne savons pas trop quoi faire », lâche une enseignante du Collège Lorette de Rose-Hill (LCRH). L’institution a en effet retrouvé ses habitudes, même si on peut lire une pointe de fierté sur le visage du personnel et des élèves. L’école se prépare déjà pour le cross country prévu vendredi.
Pour la directrice, Ginette Fernand, les élèves ont désormais deux role models qui les motiveront à viser aussi haut, Stessy Juganaikloo et Jemima Rama. « Ce sont deux filles qui ont grandi ici. Elles sont autonomes et responsables, et ont le sens du service… Ajouté à tout cela, elles ont réalisé une performance exemplaire. »
C’est après 26 ans que le LCRH se retrouve parmi les collèges ayant enregistré des lauréats. Pour Ginette Fernand, cet événement est une belle récompense pour le collège, qui a fêté ses 60 ans l’année dernière.
La directrice du LCRH rappelle que le collège accueille les élèves de différents niveaux et que les enseignants doivent souvent réadapter la pédagogie. « Nous devons aussi cette performance à notre staff dévoué et à la PTA qui nous apporte son soutien dans tous nos projets. » Outre les deux lauréates, le LCRH a obtenu un pourcentage de réussite de 98,5 % au SC et 94,5 % au HSC.
Jemima Rama affirme pour sa part qu’elle gardera de très bons souvenirs du collège. « J’ai appris beaucoup de choses ici, tant sur le plan personnel, social et spirituel. Je retiens également l’esprit de partage qui règne entre les filles. L’année dernière, j’ai été assistante Head Girl, cela m’a aidé à m’épanouir davantage. »
La jeune lauréate, qui hésite encore entre des études en biologie marine et le design industriel, invite les collégiens à faire confiance à leurs institutions. « Ce n’est pas chic de quitter son collège après cinq ans pour devenir lauréat dans une star school. Personnellement, je n’aurais jamais été lauréate sans le dévouement de mes enseignants et l’amitié de mes camarades. »
Lena Stessy Juganaikloo, elle, se souviendra toujours de cette atmosphère familiale qui règne au LCRH. « J’ai toujours eu le soutien de tout le monde. Les profs sont de vrais conseillers. Qui plus est, la formation que j’ai reçue ici m’a préparée pour la vie. »
La jeune fille est d’avis qu’être lauréate c’est comme gagner à la loterie. « Il est vrai que j’ai travaillé très dur, mais tout le monde en a fait de même. Je dirai que le facteur chance a joué en ma faveur ».
Même si elle n’a pas choisi dans quel domaine elle poursuivra ses études, Lena Stessy Juganaikloo se dit prête à toute éventualité car au LCRH, « on est préparé à cela. »