Une bouffée d’air frais. L’immensité l’amour de Laura Beg est un disque complet que l’on ne se lasse pas d’écouter. Sans la moindre hésitation, on se repasse les différents titres de cet opus, qui naviguent entre les styles. La chanteuse, qui s’assume pleinement et qui prouve qu’elle est capable de se tenir sur ses deux jambes, nous embarque dans des airs et des émotions variés. La fraîcheur demeure l’élément clé de cet album, dans les bacs depuis fin mai.
Avec Faya, les couleurs de l’album sont annoncées. Une invitation à la danse, assurant l’ambiance sur des notes rythmées. Superbement soutenu par une partie cuivre, le titre donne le tempo pour faire enchaîner des pas.
Sur un air plus émotif et mélancolique, Laura caresse ensuite les paroles romantiques de L’immensité l’amour avec douceur et grâce, au point de donner des frissons. Retour dans l’ambiance avec le troisième titre. Cette fois, c’est sur le riddim d’un dancehall qu’elle balance les mots. Que dire de plus du reggae Mo liberté lavi, sauf que c’est un défi relevé haut la main par celle qu’on a pendant longtemps associée au séga. Sur ces accords entraînants et énergiques, elle choisit de s’attaquer à ceux qui se permettent de s’immiscer dans sa vie de couple pour nourrir des rumeurs. “Personn pa gagn drwa gagn rol ek mo lavi !”, dit-elle avec conviction. Elle nous déclare : “Inna dancehall time et Mo Liberté lavi sont de vrais défis. Avec ces deux titres, j’ai voulu faire taire ceux qui avaient osé dire que je n’avais pas ma place au festival Reggae Donn Sa Diboute Fam, il y a trois ans, parce que je ne chante que du séga. J’ai voulu leur montrer qu’ils avaient tort de me sous-estimer.”