C’était l’euphorie hier au Royal College de Curepipe. Bien avant l’annonce des résultats, les élèves commençaient d’ailleurs déjà à célébrer la victoire tandis que la rectrice, Lekha Awootar, disait s’attendre à « une bonne cuvée ». Et elle a eu raison : cette année, le collège aura eu pas moins de huit lauréats.
Bhavesh Dhunnoo (18 ans), lauréat de la filière technique, dit qu’il ne s’attendait pas à de pareils résultats. « J’étais sous le choc », a-t-il confié. Sa réussite, il dit la devoir à ses professeurs et à ses parents. Sans leur support, ajoute-t-il, il n’aurait pas pu se distinguer aux examens. À ceux qui souhaiteraient être à sa place un jour, il rappelle qu’un travail assidu est primordial. « Il ne faut pas compter sur les professeurs pour travailler. Il faut le faire par soi-même. » Et lorsqu’on l’interroge sur ses projets d’avenir, le jeune homme dit songer à être ingénieur, précisant toutefois ne pas encore avoir choisi sa filière ni même l’université pour laquelle il optera, même s’il dit « avoir un penchant pour le Canada ou l’Australie », car « le deadline pour le Royaume-Uni est dépassé ».
Vijaye Prakash Gopee, lauréat dans la filière économie, dit, lui, être euphorique depuis que la nouvelle est tombée. Et pour cause : il est le premier lauréat de la famille. Selon lui, ce sont « Dieu et ses parents » qui ont contribué à sa réussite. Ces derniers l’ont, c’est vrai, beaucoup soutenu. Bien que le jeune homme ait pris des leçons particulières dans trois sujets, Vijaye dit estimer que ce n’est pas une nécessité. « C’est à l’enfant de travailler », confie-t-il. Bien qu’il n’ait pas encore introduit sa demande pour l’université, il songe à partir en Australie. « Je pense y suivre la comptabilité. Je songe à partir à Melbourne. Les retours que j’ai de mes amis sont assez bons, sans compter que l’Australie compte de très bonnes universités. » À ceux souhaitant être lauréat un jour, Vijaye leur conseille de « ne jamais se décourager ». Et d’ajouter : « Le travail, même s’il est dur, est très important. Les étudiants doivent croire en eux. »
Quant à Kevin Neetoreea, c’est la deuxième fois qu’il prend part au HSC. Classé 9e côté science, le jeune homme avoue également qu’il ne s’attendait pas à être lauréat. « J’ai travaillé très dur pour ça, mais, parfois, c’est aussi une question de chance. » À 19 ans, il compte faire carrière dans l’engineering, bien qu’il ne se soit pas encore décidé pour la filière. « J’ai introduit mes demandes un peu partout. Je me déciderait en fonction des réponses. »
Adarsh Jeewajee, 3e côté sciences, est quant à lui un peu déçu, avouant qu’il « visait plus haut ». Mais le lauréat dit aussi savoir d’où viennent ses erreurs lors des examens. Quoi qu’il en soit, cela ne l’empêche pas de se dire néanmoins « satisfait ». Une réussite qu’il doit, dit-il, essentiellement à ses parents, qui l’ont toujours soutenus. « Mon père m’emmenait toujours à mes leçons et m’attendait. » Sanjay, son père, confie d’ailleurs qu’être lauréat est un « travail d’équipe ». Et de souhaiter à son fils « tout le bonheur du monde ». Quant à ses projets d’avenir, Adarsh n’en manque pas. Il a d’ailleurs déjà été accepté à l’université d’Oxford, où il intégrera le département “engineering”.