Laurence Breton-Moyet a quitté le pays au terme de son contrat  après avoir  passé quatre ans dans l’île. Elle est désormais en poste au siège de l’AFD à Paris où elle occupera les fonctions de directrice du développement durable. Elle sera en charge des divisions s’occupant des dossiers techniques dont l’agriculture et la biodiversité. « Je garderai un oeil à la fois intéressé et bienveillant sur Maurice », confie-t-elle.
Vous arrivez au terme de votre mandat comme directrice de l’AFD à Maurice ; s’il fallait faire un bilan des quatre ans passés à Maurice, que diriez-vous ?
Je pars avec un sentiment de satisfaction. Il y a des opérations qui ont très bien marché. Dans le domaine de Maurice Île Durable, il y a eu de grands résultats concrets, des actions sur lesquelles l’AFD a été appelée à travailler. Il y a eu la stratégie MID. Il y a encore beaucoup à faire pour la mettre en oeuvre mais il y a eu des fondements. Il y a eu un processus consultatif, une forme de démocratie participative qui a été extrêmement dynamique. C’est déjà un beau résultat. Lorsqu’on parle de développement durable on parle de toute l’économie et de toute la société et tout ne se fait pas en un jour. Le deuxième grand résultat a porté sur l’efficacité énergétique dans l’industrie. Cela a commencé par une petite mission du JEC et d’AGIR à l’île de La Réunion en 2008. Avec pour résultat qu’en 2014, on a lancé un programme national sur l’efficacité énergétique. Ce projet engage près de 2 millions d’euros et touchera une centaine d’entreprises. C’est un cofinancement gouvernement/secteur privé/union européenne/AFD. C’est un projet à l’échelle du pays. Il s’agit de réduire la consommation nationale de 20 MW.