Depuis 2010, le sport se jouera aussi à l’Assemblée Nationale. Durant 2013 encore,le député MMM de la circonscription No 20, Franco Quirin a joué pleinement son rôle de responsable du dossier du sport au sein de l’opposition parlementaire avec une moyenne de deux questions par séance. ce qui fait que durant les séances du parlement une trentaine de questions ont été à l’ordre du jour en son nom, questions adressées au ministre de la Jeunesse et des Sports, Devanand Ritoo.
Reste que la saison 2013 a été marquée par la Private Notice Question (PNQ) du Leader de l’Opposition, Paul Berenger sur la proposition du gouvernement d’introduire une ligue de football-semi professionnelle avec la possibilité d’un retour des clubs ‘longtemps’ à caractère communal. Ce qui n’a pas manqué également d’enflammer le débat. Tout comme ce fut le cas pour les débats sur le Sports Bill 2013, qui est le second dossier qui a occupé non seulement les députés, mais aussi l’actualité sportive, surtout durant la fin de 2013.
« Des réponses hors contexte »
« Il est vrai que le PNQ de Paul Bérenger et les débats sur le Sports Bill ont été les deux faits qui ont marqué cette année 2013 », reconnaît d’entrée le député mauve à Week-End. En effet, Franco Quirin a été  sur la brèche à l’Assemblée Nationale, car outre des questions au ministre des Sports, il a aussi interpellé le Premier ministre sur certains aspects qui touchaient directement le sport. Comme par exemple l’enquête policière sur les accusations portées contre le secrétaire général de la MFA, Sada Vuddamaly dans le sillage de l’affaire des fonds alloués par la FIFA pour les projets Goal.
Durant une année 2013 où il n’y avait pas de gros rendez-vous sportifs, à l’instar de 2011 avec les Jeux des Iles, les questions du député Quirin ont été assez variées avec cependant en toile de fond : le Sports Act. Du reste une des premières questions de Franco Quirin à l’ouverture de l’Assemblée Nationale fut sur les amendements qui doivent être apportés au  texte de loi. La situation du mois d’avril 2013 dans le sillage de la suspension de l’assemblée générale élective du Comité National Olympique (COM) et la mise en place d’une feuille de route par le CIO avec les amendements au Sports, comme première condition à respecter a fait que les questions étaient plus orientées dans ce sens. « Mais comme chaque année, le ministre Ritoo a été égal à lui-même. C’est-à-dire que ses réponses ont été souvent hors contexte ou on a eu droit à son ‘very soon’ comme ce fut le cas avec mes questions sur le Sports Act. Jusqu’à ce qu’il fut forcé de venir, presque en catimini, avec un nouveau texte de loi ,conséquence de la pression du Comité International Olympique en fin d’année », avance encore le député Quirin à l’heure du bilan.
Mais pour ce dernier les réponses du ministre à la PNQ de Paul Bérenger sur le football communal restera comme un moment fort. «Dès le départ le ministre a été hors contexte dans la réponse et jamais il n’a pu soutenir les raisons techniques qui expliqueraintt la nécessité de faire revenir les clubs à caractère communal dans le football. Puis, ce qui a beaucoup intrigué dans la réponse du ministre Ritoo a été le moment où il souligne que c’est juste une communauté qui joue au football à Maurice. Aujourd’hui, je me pose la question suivante : faut-il éliminer la régionalisation et faire du football communal pour que tout le monde puisse jouer au football ? », s’interroge notre interlocuteur.
Sports Act : une vingtaine d’interventions
Le débat sur le Sports Bill fut aussi une occasion de constater à quel point le retour des équipes à caractère communal dans l’arène du football mauricien est un projet fortement politique. Mais aussi que le football reste un débat qui intéresse bon nombre de parlementaire, même si beaucoup d’entre eux ont eu connaissance de l’à-peu-près de la chose sportive et des règles dans lesquelles évolue le sport, en particulier le ballon rond.
Pour preuve, une vingtaine de députés et ministres avaient pris part à ce débat qui a duré  deux séances sur plus de 10 heures. Reste, à l’exception de Franco Quirin, Lysie Ribot, Reza Issac et Paul Bérenger, les autres ont tous axé leur intervention sur le football. Avec des propos qui frisaient le ridicule, mais souvent l’absurde tant ces propos étaient purement politiques, que ce soit des rangs de l’Opposition que du gouvernement. A un point qu’on avait l’impression que certains députés ont utilisé la plate-forme qu’offraient les débats sur le Sports Bill pour régler leur compte politique.
Mais comme dirait l’autre, le sport c’est justement de la politique.