Au Musée de l’Aventure du Sucre à Mapou, le visiteur peut aller à la découverte de la notion de biodiversité dans toute son étendue à travers des panneaux illustrés, des films, des quiz, des oeuvres d’artistes locaux, et la présentation des travaux de recherche de scientifiques, des projets et des initiatives d’associations qui oeuvrent en faveur de ce concept. Cette exposition temporaire – d’une durée totale de 18 mois – organisée en partenariat avec Universcience sur le thème Biodiversité, la fin du sauvage ?, a été lancée depuis juin 2012. Pendant cette expo se succèdent ainsi, tous les quatre mois, les présentations d’initiatives locales. À partir de ce jeudi 4 avril, elle accueillera pour une nouvelle période les travaux d’autres associations et artistes.
À partir du jeudi 4 avril, le public pourra admirer les réalisations de Gérald Rambert et, surtout, prendre connaissance des bouleversements dont sont victimes les écosystèmes. Soucieux d’aider à la protection de l’écosystème marin, le photographe sous-marin fera découvrir l’immense beauté de l’environnement subaquatique non seulement à travers ses magnifiques clichés, mais aussi des articles et des ouvrages dédiés au monde sous-marin.
Gérald Rambert a compris que cette nature qu’il admire tant se retrouve aujourd’hui menacée, que l’océan se dégrade et que les récifs s’appauvrissent inéluctablement. Cette exposition, qui durera quatre mois, accueillera deux autres nouveaux exposants : la Mauritian Wildlife Foundation (en remplacement de la Vanille Réserve des Mascareignes) et la Reef Conservation (en remplacement de la Mauritius Marine Conservation Society). La Mauritian Wildlife Foundation (MWF), une ONG indépendante exclusivement dévouée à la protection de la flore et de la faune indigènes menacées, présentera ses travaux à travers des panneaux illustrés et des sculptures. La Reef Conservation proposera pour sa part des illustrations ludiques adaptées au jeune public.
Outre la présentation des travaux, des oeuvres et des recherches d’artistes, de scientifiques ou d’associations locales qui oeuvrent en faveur de la biodiversité, cette exposition présente aussi 16 panneaux illustrés provenant d’Universcience – établissement public français issu du rapprochement entre le Palais de la Découverte et la Cité des Sciences et de l’Industrie, deux musées scientifiques situés à Paris – et confiés à l’Aventure du Sucre dans le cadre de la Décennie des Nations unies pour la Biodiversité (2011-2020).
« L’Aventure du Sucre a voulu ancrer cette exposition dans la réalité locale et a travaillé avec des scientifiques et des artistes mauriciens qui oeuvrent en faveur de la biodiversité et présentent leurs recherches, projets et initiatives dans le cadre de cette exposition. La partie traitée par Universcience reste figée pendant la durée de l’exposition, soit 18 mois. Les présentations des initiatives locales, quant à elles, se succèdent tous les quatre mois », explique Kervina Jeewooth, Communications Manager à l’Aventure du Sucre.
L’exposition a ainsi pour objectif d’informer les visiteurs sur les bouleversements en cours dans les écosystèmes, les nouveaux inventaires d’espèces (animaux, insectes, micro-organismes, plantes), les inquiétudes concernant un certain nombre d’espèces (à cause des effets de la surpêche, par exemple) ou encore les nouveaux équilibres entre le domestique et le sauvage.
En attendant de découvrir les actions et travaux de ces trois exposants, le public peut encore visiter l’exposition en cours, qui explore la biodiversité à travers des supports d’expression divers tels que sculptures, photographies ou gravures. Les multiples découvertes du photographe Mathieu Bayon, faites au gré de ses plongées sous-marines, ainsi que les macrophotographies de Diane Henry qui, elle, place la nature au coeur de son art, révélant ainsi des images somptueuses d’une nature tropicale dans d’infimes détails. Un autre pavillon propose de découvrir une série de photos illustrant les travaux de la Mauritius Marine Conservation Society (MMCS), une ONG qui oeuvre pour l’éducation et la préservation de l’environnement marin de l’Île Maurice. Les visiteurs pourront admirer les oiseaux en métal sculptés par Nirmal Hurry. Le sculpteur mauricien recycle et revalorise les déchets, réinvente la nature en insufflant la vie à des oiseaux et autres animaux en métal, étranges et mystérieux. Il s’inspire d’une société qui produit, consomme et jette en oubliant trop souvent son impact sur la nature.
Parmi les autres exposants, on retrouve le professeur Ameenah Gurib Fakim, lauréate du prix L’Oréal-Unesco pour ses recherches sur les plantes à Maurice et leurs applications biomédicales. Ou encore Louis Goupille, qui s’est spécialisé dans l’estampe et qui présente son travail sur les plantes endémiques et indigènes de la région avec deux de ses collections : une série de gravures consacrée aux palmiers endémiques et une série d’estampes abstraites et poétiques consacrée aux Feuillages indigènes des Mascareignes.
Cette exposition a été réalisée en partenariat avec Universcience grâce au soutien de Joël de Rosnay, scientifique de renommée internationale qui occupe notamment les postes de conseiller de la présidente d’Universcience à Paris, et de conseiller spécial du Premier ministre sur le projet Maurice Île durable (MID), qui a pour objectif de transformer le paysage environnemental, économique et social du pays en encourageant des actions durables. La biodiversité fait partie de ce programme.
L’exposition est ouverte tous les jours de 9h00 à 17h00. L’entrée est à Rs 150 pour les adultes, Rs 75 pour les enfants et Rs 350 pour les visiteurs étrangers. Tarifs de groupe à Rs 50 (écoles) et Rs 100 (association).