Les responsables de la police du Nord font face à un véritable casse-tête avec, en moins d’une semaine, un deuxième couple attaqué et ligoté à son domicile lors d’un cambriolage à Morcellement Mon-Choisy hier soir. Le butin est des plus conséquents, soit des articles d’une valeur de Rs 3,7 M emportés. La similitude, ouvrant la porte à des soupçons que ces délits sont commis par une même bande, est le mode opératoire, soit au niveau de la cible et les moyens utilisés. Les auteurs du premier cas d’agression à St-François courent toujours même si la CID affirme avoir recueilli des indices susceptibles de mener à eux. D’autre part, la démonstration de la police vendredi dans le Nord n’a, semble-t-il, pas donné les résultats escomptés car deux braquages de stations-service ont été enregistrés hier soir dans l’Est.
Le nouveau cas de cambriolage avec le couple ligoté par les assaillants enregistré hier en début de soirée à Morcellement Mon-Choisy, ressemble étrangement à celui de St-François de la fin de la semaine dernière. D’abord, la victime ciblée, un homme d’une quarantaine d’années, est également directeur de compagnie dans la région. Une première indication est que les auteurs de ces attaques nocturnes auraient déjà effectué un repérage des lieux et noté les habitudes de leurs victimes. Il n’est pas à écarter qu’une liste des résidences à cambrioler aurait déjà été établie par ce gang de trois personnes.
Vers 22 heures hier, le directeur de compagnie et son épouse, âgée de 38 ans, avaient surpris un groupe de trois bandits à l’intérieur de leur résidence. Les cambrioleurs avaient profité d’une porte laissée ouverte pour mettre à exécution leur plan. Les suspects portaient des cagoules et des treillis comme des militaires. Ils étaient aussi armés de sabres.
À la vue de ces inconnus dans leur domicile, les victimes ne purent esquisser aucun geste. Le couple a été très vite maîtrisé par les suspects qui ont ligoté et bâillonné le mari et la femme avec de la tresse isolante qu’ils avaient en leur possession. L’homme d’affaires, qui porte des blessures au visage, avait été assommé initialement de coups de poing.
Les bandits ont alors fait main basse sur une importante somme d’argent en liquide se trouvant dans un des meubles, des bijoux de valeur et des téléphones cellulaires en vue de réduire les risques d’alerte dès leur départ. Comme dans le cas du cambriolage à St-François, les trois agresseurs avaient quitté les lieux à bord de la voiture de la victime, une Audi immatriculée 1465, comme pour ne pas éveiller outre mesure les soupçons ou l’attention du voisinage.
À ce matin, la voiture volée n’a pas encore été retracée par la police, qui se dit confiante que cette étape devra être franchie en cours de journée permettant à l’enquête d’aborder un tournant crucial. Entre-temps, les enregistrements des caméras de surveillance installées dans le Nord sont visionnés par les limiers de la CID de la Northern Division en vue de déterminer le mouvement de la bande des trois.
En ce qui concerne le cambriolage à St-François la semaine dernière, les enquêteurs de Goodlands indiquent que des développements, dont l’arrestation des premiers suspects, sont prévus en cours de semaine. Ils ajoutent que des indices nécessaires ont déjà été relevés et que les interpellations sont annoncées comme étant imminentes.
Malgré l’opération de Crackdown dans le Nord contre les auteurs de braquage de stations-service, avec l’arrestation d’un suspect, deux autres cas ont été enregistrés hier. Vers 16 h 15, deux suspects, circulant à motocyclette et portant des casques intégraux, ont débarqué à la Modern Filling Station. Sous la menace d’armes tranchantes, ils ont volé Rs 5 000, soit une partie de la recette du jour, se trouvant dans la poche gauche de la chemise du pompiste. Ils ont pris la fuite à bord de leur moto de couleur bleue alors que la plaque d’immatriculation n’a pu être relevée.
Toujours dans l’Est, une autre tentative de braquage de station-service a eu lieu dans la journée d’hier à la station-service opérant le long de la route Royale à Poste-de-Flacq. Les deux suspects étaient à bord d’une moto de la marque Yamaha de 125 cc et de couleur bleue. Mais pour cette première fois, ils devaient rencontrer une certaine résistance malgré des menaces à l’arme tranchante.
Le pompiste de service avait refusé de céder à ces menaces. Les deux suspects devaient agresser l’employé avec leurs armes avant de prendre la fuite. La victime a dû recevoir des soins pour ses blessures.
L’enquête policière tente d’établir si ces deux braquages à Flacq n’auraient pas pour auteurs les mêmes suspects vu que la capacité et la couleur de la moto sont les mêmes.