Le nouveau ministre des Administrations régionales sera confronté à un dossier brûlant en cette période de fête de fin d’année et post-électorale, où le Front commun des commerçants de l’île Maurice (FCCM) ne manquera pas de rappeler aux politiciens leurs promesses faites aux commerçants durant la campagne. Ces derniers attendent avec impatience de connaître la composition du nouveau gouvernement, en particulier le nom de celui ou celle qui occupera le portefeuille des collectivités locales.
Un dossier brûlant attend le prochain ministre des Administrations régionales. Le FCCM compte solliciter une rencontre au plus vite avec le titulaire du poste en vue de discuter des actions que compte prendre le ministère, et par extension les collectivités locales dans le dossier des marchands ambulants, du paiement des trade fees, entre autres. « Le ministre des Administrations régionales a la responsabilité de nettoyer toutes ces villes affectées par l’invasion des marchands ambulants », fait remarquer Raj Appadu, président du FCCM.
Le Front commun et les différentes associations représentant les intérêts des opérateurs économiques ont rencontré durant la campagne électorale les leaders des différents partis de l’Alliance Lepep, en vue de leur faire part de leurs doléances et propositions, le plus urgent restant le dossier des marchands ambulants. Raj Appadu déplore au passage que le Front commun n’ait pu avoir de rencontres avec Navin Ramgoolam et Paul Bérenger. L’espoir est de mise du côté des commerçants, surtout que le leader de l’Alliance Lepep, sir Anerood Jugnauth, aurait fait comprendre aux commerçants que son gouvernement ferait en sorte d’appliquer les deux jugements de la Cour suprême qui interdisent formellement toute activité de commerce illicite dans des périmètres très précis, notamment à Rose-Hill et dans la capitale. « Nous gardons de grands espoirs qu’enfin les jugements de la Cour seront appliqués et respectés », affirme Raj Appadu. « Nous espérons vraiment que la donne va changer avec ce nouveau gouvernement ».
Le FCCM s’était opposé farouchement à une proposition de la municipalité de Port-Louis de distribuer des badges temporaires aux colporteurs enregistrés lors du dernier recensement en vue de l’allocation des places disponibles sur les deux sites identités pour leur relogement. Les commerçants s’interrogent sur la logique même de cette mesure proposée par la mairie de Port-Louis en questionnant la manière dont le conseil municipal va procéder pour faire la différence entre les vrais et les faux marchands ambulants. La distribution de badges est de plus perçue aussi comme une tentative de « légaliser » les colporteurs, voire de « blanchiment ».
Autre dossier épineux : le paiement des trade fees. Les administrations de l’ensemble des municipalités ont fait paraître durant la semaine écoulée des avis invitant les opérateurs économiques à effectuer le paiement des trade fees pour l’année financière 2015. Cette redevance est, pour rappel, payable en deux tranches, la première au plus tard le 2 février 2015 et la deuxième au plus tard le 31 juillet 2015. Si pour le moment, aucun mot d’ordre définitif n’a encore été décidé par le FCCM, ses membres affirment qu’ils attendront la rencontre avec le prochain ministre des Administrations régionales pour prendre une décision.