La présentation de l’Education Amendment Bill annoncé par le ministre de l’Éducation Vasant Bunwaree, qui vise à abolir les leçons particulières en Standard IV et rendre obligatoire l’Enhancement Programme, a créé une véritable « frustration » parmi les instituteurs, membres de la Government Teacher’s Union (GTU). Réunis samedi à Quatre-Bornes, ils étaient plus d’une centaine à adopter les résolutions proposées par Vinod Seegum, président du syndicat, qui a également fait un appel à la mobilisation.
« Nou pa dakor ki lekol fini sink’er » ; « Minister ledikasion pa gagn drwa inpoz Enhancement Program » ; « Less bann paran deside si zot zanfan bizin benefisie leson ou pa » ; « ki tou profeser ress mobilize kan drwa profeser pietine ». Telles sont quelques-unes des résolutions adoptées par les membres de la GTU samedi. Pendant une heure environ, M. Seegum a expliqué les raisons pour lesquelles les professeurs de son syndicat doivent rester solidaires. Une manifestation, dit-il, sera organisée si Vasant Bunwaree va de l’avant avec l’Education Amendment Bill. Si jamais cette loi est adoptée, la GTU fera appel au Privy Council.
« Nou pa pou toler enn minis ki mett tou popilasion kont profeser koumadir pe kokin paran », affirme Vinod Seegum. « Bunwaree pe banaliz statu professer. Li pe met ledikasion dan trou. Si pa aret li, ledikasion pou fini dan Moris. (…) Mwa tousel mo pa pou kapav fer nanie, mo bizin zot soutien. Si bizin mobilize desann dan lari, nou ava fer li ». Les leçons particulières, dit-il, font partie des habitudes des Mauriciens et le choix d’en faire prendre aux enfants revient aux parents et non à l’État.
Rappelons que pour le ministre de l’Éducation, l’abolition des leçons particulières fait partie des mesures novatrices envisagées pour la réforme de l’éducation. Elle comprend un « gradual phasing out », première étape de l’élimination du système de leçons particulières.
Concernant l’Enhancement programme, la GTU refuse qu’une journée scolaire se termine à 17 h et que les écoles deviennent des « garderies institutionnelles ». Pour elle, ce programme n’est qu’un projet et de ce fait ne peut être inclus dans la loi. Pour sa lutte, la GTU envisage de solliciter les meilleurs avocats dans son combat. « Nou pou bizin atann ki lalwa amande pou sa selman ». Vinod Seegum a également évoqué les conditions difficiles dans lesquelles travaillent les professeurs.