• Le CJ commentant l’absence de Me Poonam Teeluckdharry : « I hope that the law will be amended so that counsel be sent to jail »
  • Paul Foo Kune perd son procès in absentia

La plainte de Paul Foo Kune contre le Mauritius Turf Club pour une révision judiciaire de sa décision de ne pas l’autoriser à se présenter comme propriétaire de chevaux au Champ-de- Mars avait été fixée pour être débattue devant le chef juge Keshoe Parsad Matadeen et la juge Rita Teelock ce mercredi. Mais le plaignant a brillé par son absence alors que son avocat, Me Poonam Teeluckdharry, n’était pas présent non plus en cour.

Le chef a rejeté la demande en l’absence de Paul Foo Kune. L’absence des hommes de loi du plaignant en cour, et ce sans aucune justification, a attisé la colère du chef juge, qui a déclaré : « I hope that the law will be amended so that counsel be sent to jail. » Le Mauritius Turf Club, représenté par l’avouée Me Jaykar Gujadhur, SA, avait objecté à la demande de Paul Foo Kune sur un point de droit. Depuis avril, Paul Foo Kune n’a plus le titre de propriétaire de chevaux.

Dans sa plainte, il souligne qu’il est déjà propriétaire de chevaux et que le MTC était déjà au courant qu’il importait ses chevaux. Il avait aussi fait une demande pour être propriétaire pour la saison hippique de 2017. « By denying me an explanation on the reasons for which my demand has not been entertained makes me and any reasonable bystander speculate that there is either an extraneous factor which has been taken into account which has nothing to do with due process, or that the respondent had its own private inscrutable agenda been motivated by illegal motives and operates a system which encourages corruption despotic practices », a souligné Paul Foo Kune dans sa plainte. Il avait évoqué une « violation de ses droits constitutionnels ».

Paul Foo Kune estime que si la raison avancée par le MTC pour justifier ce refus était le rapport Parry, dont il conteste les conclusions en Cour suprême, cela ne s’applique pas. Paul Foo Kune souligne aussi que le MTC a fait l’objet de vives critiques dans le rapport pour “maladministration, bordering on institutional corruption”.