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Même si le gouvernement a repoussé la mise en application de la Landlord and Tennant Act, évitant ainsi des augmentations de loyer, les commerçants n’arrivent pas à sortir la tête de l’eau. C’est ce qu’a laissé entendre le Front commun des commerçants. En cause : le retour des marchands ambulants dans les rues, la morosité économique et les coûts supplémentaires liés au salaire minimum.

D’emblée, le front note qu’après une remise en ordre dans les centres-villes, les marchands ambulants sont revenus petit à petit dans « pratiquement toutes les villes ». Il regrette que la police n’agisse pas suffisamment face à cette « concurrence déloyale ». Pourtant, affi rme Raj Appadu, le président, « nous avons fait appel aux autorités pour que des dispositions spéciales soient prises pour la protection des droits des opérateurs économiques ». Cette situation, ajoute-t-il, entraîne des problèmes de “law and order”.

Un problème amplifié avec la distribution de méthadone dans l’ancien poste de police de Trou-Fanfaron. « Nous avons maintes fois dit qu’il n’est pas approprié de faire cette distribution en plein centre, où circulent des femmes et des étudiants. On aurait dû délocaliser dans une région excentrée ». Par ailleurs, selon le front, les activités sont moroses en raison de la situation économique qui prévaut dans le pays. « On s’attendait à ce que le gouvernement vienne de l’avant avec des mesures phares pour la relance de l’économie et une politique de plein-emploi, qui auraient permis à tous les secteurs, y compris les petites et moyennes entreprises, de se développer et créer une nouvelle dynamique à travers le pays.

Malheureusement, à part quelques mesures palliatives, rien de concret à long terme n’a été fait… » Parlant du salaire minimum, le front est d’avis qu’il s’agit d’une mesure « positive pour la classe des travailleurs ». Toutefois, celle-ci vient « compliquer davantage la situation ». Certains commerces se voient ainsi contraints de licencier, voire de cesser leurs opérations, affi rme Raj Appadu. Pour corser le tout, le mauvais temps qui prévaut depuis le début de l’année affecte davantage les activités des commerçants. Le front souhaite ainsi des mesures pour aider les petits commerces, notamment le développement d’infrastructures pour inciter les clients à venir s’approvisionner « dans les magasins et autres boutiques qui, autrefois, faisaient la gloire des villes ».