Zanzak Arjoon

Inquiets par la vulnérabilité des jeunes face à la drogue synthétique, qui leur est facilement accessible dans leur localité, des habitants de Tamarin ont fini par se rendre au domicile de deux présumés trafiquants. C’est ainsi qu’ils ont interpellé l’un deux dimanche dernier.

L’objectif de cette démarche, explique l’artiste Zanzak Arjoon, également un des initiateurs de la mobilisation, est d’engager le dialogue avec tous ceux qui sont concernés par ce problème. Une communauté qui comprend les consommateurs, les familles ainsi que les présumés trafiquants.

« Dans ce combat, nous prônons le dialogue avec la communauté. Et même ceux qui sont suspectés de trafic font partie de notre communauté », fait ressortir Zanzak Arjoon. Il explique que dans le village, « les rumeurs » sur l’identité des présumés trafiquants circulaient depuis longtemps.

Une fois chez eux, ces les présumés trafiquants ont, selon Zanzak Arjoon, écouté les griefs des villageois. Même si ceux-ci ont nié leur implication dans le trafic, ils n’auraient pas été réfractaires à l’action citoyenne.

Toutefois, les villageois savent que les changements attendus ne surviendront pas rapidement. « On est conscients que le trafic de la drogue synthétique est une question d’argent ! », se désole Zanzak Arjoon. Néanmoins, la communauté ne veut pas ignorer la problématique.

L’idée de se présenter au domicile des présumés trafiquants est, elle, survenue après avoir recueilli des témoignages des familles de toxicomanes. « Les parents sont démunis, ils ne savent pas quoi faire, vers qui se tourner Ils nous demandent d’intervenir. »

La drogue synthétique s’est propagée à une vitesse inimaginable dans la région de Tamarin, dit Zanzak Arjoon. Les conséquences familiales et sociales ne sont pas des moindres. Il plaide pour la participation des acteurs économiques présents dans la région dans le combat contre la drogue. Ces derniers pourraient aider à financer des programmes préventifs.