L'adolescente accuse le policier d'attouchements au poste de police de Pope Henessy

La directrice de l’école primaire de Notre Dame de Loretto, à Port-Louis, a consigné une plainte pour agression contre le parent de deux élèves hier.

Les faits se sont produits hier, mercredi 30 octobre, aux environs de 14h. La directrice indique que le père de l’élève n’aurait pas respecté les règlements de l’établissement et serait entré dans une salle de classe, malgré qu’elle lui en ait interdit.

La directrice avance que, lors de leur discussion, le père lui aurait saisi le poignet gauche. La déposition a été faite au poste de police de Pope Hennessy.

De son côté, le père de l’élève a fait une déposition contre la directrice pour lui avoir parlé de manière agressive.

Il relate que ses deux filles sont des élèves de Notre Dame de Lorette. La plus jeune souffre d’eczéma, une maladie de la peau qui nécessite une attention et un traitement particulier.

Hier vers 13h, son épouse l’a appelé pour l’informer que la directrice aurait parlé de manière agressive à son aînée, qui accompagnait sa soeur car la petite ne se sentait pas bien. C’est là que la directrice lui aurait mal parlé.

Le père, dans sa plainte, soutient que ce n’est pas la première fois que la directrice crie sur ses enfants. Il dit avoir tenté à plusieurs reprises de remédier à cette situation mais en vain.

Il s’est rendu à l’école pour récupérer sa fille souffrante. Sur place, il a demandé à la directrice où était sa fille. Il s’est rendu dans sa classe et a informé le professeur qu’il était venu la récupérer.

Il s’est par la suite rendu au bureau de la directrice pour avoir des explications. Une altercation a alors éclaté entre eux.

Durant cette dispute, le père de famille dit avoir eu l’impression qu’une des enseignantes filmait toute la scène. Il a alors donné son téléphone à sa fille pour qu’elle filme également. La directrice aurait alors déclaré qu’il est interdit de filmer dans l’enceinte de l’école.

La directrice, selon le père, se serait précipitée sur la petite fille pour prendre le téléphone, mais il se serait interposé. Il soutient que, certes, il a pu toucher la main de la directrice mais qu’il n’y avait pas de signe apparent de blessures ou d’égratignure.

Alertée, la police s’est rendu à l’établissement. Une enquête a été ouverte.