La pomme d’amour à Rs 90-100 le demi-kilo ; la carotte à pas moins de Rs 60 ; la laitue à Rs 30 l’unité ; le lalo à Rs 40 le demi-kilo ; la margoze à Rs 25 ; le cotomili à Rs 15 la botte… Avec les plantations gravement inondées par les pluies torrentielles de ces derniers temps, les légumes sont bien partis pour s’afficher au prix fort pour un bon bout de temps. En effet, selon les estimations, il faudra dans le meilleur des cas attendre au moins six semaines pour voir un début de retour à des prix un peu plus abordables dans les marchés.
Le trop plein d’eau de ces derniers jours a fait que la plupart des cultures ont été endommagées. Les plantes les plus affectées sont la pomme d’amour, la carotte, le chou ainsi que les légumes fins. Celles qui sont les moins affectées sont les plantes filantes comme les brèdes chouchou ou giraumon. Les dégâts sont encore plus importants dans les plantations en pente ou en bordure de montagnes et autres collines.
Pour parer à toute pénurie de certaines cultures qui prennent plus de temps pour être prêtes à la récolte, le ministère de l’Agro-industrie a, exceptionnellement, décidé de permettre l’importation de certains légumes frais. Ces produits sont le chou, le chou-fleur, le haricot vert et la carotte. Les premières cargaisons sont attendues cette semaine dans les points de vente. Mais il est évident que ces produits importés ne seront pas donnés à toutes les bourses.
Comme c’est toujours le cas, notamment en ce qui concerne la pomme d’amour, depuis que le prix de ce produit incontournable de la cuisine mauricienne a commencé à prendre l’ascenseur, les ménagères se tournent encore plus vers les produits en conserve vendus en supermarchés. Les légumes surgelés en sachets, bien que généralement assez chers, trouvent aussi preneurs en de telles occasions.
Il est toutefois souhaitable que les autorités exercent un certain contrôle sur les prix de ces produits de substitution en cette période où les produits maraîchers frais se font rares et se vendent au prix fort.