Les maraîchers de Port-Louis menacent de cesser de payer leur permis afin de pouvoir continuer à travailler. Isoop Soobedur, président de la Market Traders Association (MTA), explique que cette décision de l’association est une réponse au laxisme de la municipalité de Port-Louis (MPL), principalement sur le dossier de relogement des marchands ambulants.
Le refus de payer les permis par les maraîchers est une action « concrète » que souhaitent prendre les membres de la MTA afin d’envoyer un signal fort aux autorités compétentes. Isoop Soobedur a exprimé son incompréhension au Mauricien ce matin principalement, concernant la politique de deux poids deux mesures de la MPL sur le dossier des marchands ambulants. Il dit ne pas comprendre comment plus d’une centaine de maraîchers ont été pénalisés hier matin pour n’avoir pas respecté leur espace de travail au marché. « Zot finn gagn kontravansion parski zot bann prodwi ti pe anpiet lor lale prinsipal bazar », explique M. Soobedur. Un paradoxe car « deor bann marsan anbilan ki pa sipoze travay ti pe travay san problem ». Cette mesure a suscité la colère de plusieurs maraîchers hier matin. « Nou bizin gagn nou lavi. Deza avek marsan anbilan nou pa pe travay mem. Dan dimans apenn nou travay Rs 300 ek nou gagn pou gagn kontravansion ki al lao Rs 1 000. Alors ki divan bazar, marsan anbilan pe travay san problem », soutient le président de la MTA. C’est pourquoi les maraîchers ont décidé de ne pas payer leurs permis à la fin du mois. Ils demandent aux autorités de finaliser le plan de relogement destiné aux colporteurs le plus vite possible afin que « nou business revinn as usual ».