La demande d’injonction logée par les héritiers Bauccha contre l’épouse du ministre Sinatambou, Sandyana Sinatambou, à qui ils reprochent de s’être fait passer pour un notaire, a été appelée hier devant le juge en référé David Chan Kan Cheong.

Raouf Bauccha et Mahmood Bauccha s’étaient tournés vers le ministre Sinatambou, notaire de profession, pour une affaire de partage de terrain. Or, ils affirment avoir eu l’impression que l’épouse du ministre « était notaire » et devaient cependant par la suite réaliser que le partage « n’avait pas été effectué selon les dispositions de la loi ». Après s’être renseignés sur les qualifications de Sandyana Sinatambou, ils ont appris que celle-ci n’était pas notaire. Raouf et Mahmood Bauccha affirment avoir signé un document sans avoir été informés du contenu. D’où la démarche de saisir la Cour suprême pour geler l’enregistrement et la transcription du partage de l’héritage de feu Aubdoola Bauccha.

Sandyana Sinatambou s’est présentée en cour hier et devait expliquer ne jamais s’être fait passer comme notaire et qu’elle ne faisait que remplir ses fonctions de manager auprès de son époux. Elle a nié en bloc les faits énoncés dans l’affidavit des Bauccha selon lesquels elle avait tenté de faire croire qu’elle était notaire. Elle a fait ressortir que cette affaire n’avait pas eu de suite « car le partage ne s’est jamais fait ». L’épouse de la ministre a cependant pris l’engagement de ne plus s’occuper de cette affaire.