Le magistrat Daniel Dangeot, siégeant en Cour de Grand-Port, a rayé une accusation d’agression portée contre une femme habitant le sud de l’île. Cette dernière, poursuivie pour avoir battu son mari, avait plaidé non-coupable.
Selon le mari, une dispute aurait éclaté dans la soirée du 30 août 2013 au domicile du couple. Ce serait ainsi, selon lui, que son épouse l’aurait frappé sur plusieurs parties du corps, lui causant des blessures externes. L’épouse, pour sa part, avait décidé lors de sa comparution en cour de faire prévaloir son droit au silence. Dans l’énoncé de son jugement, le magistrat Dangeot, prenant en considération la manière dont le mari a déposé, a conclu que sa version ne tenait pas la route car ce dernier avait allégué avoir saigné sur plusieurs parties du corps au cours de l’agression présumée. Or, les rapports médicaux n’en ont fait aucune mention. Le magistrat a ainsi statué que la poursuite n’a pas réussi à établir les faits car la version du mari n’était pas cohérente.