Noël est la fête qui fait rêver les petits, les grands et les commerçants. Si les magasins du centre-ville de Rose-Hill ont sorti les décorations, les maraîchers des foires de Da Patten et de la New Arab Town, qui subissent de plein fouet les aléas des travaux du Metro Express, essaient tant bien que mal de reprendre du poil de la bête par une braderie et l’incontournable late night shopping. A Quatre-Bornes, la mairie a donné son aval pour que la foire opère jusqu’à 22h jusqu’au 1er janvier.

La braderie des foires d’Arab Town et Da Patten connaît une fréquentation moyenne, dix jours après son ouverture. Le lendemain : rues désertes, météo frisquette et étals moyennement mis en valeur. C’est le maire des villes sœurs Ken Fong qui, entouré, le 10 décembre, des porte-parole desdites foires, lors d’une conférence de presse, avait donné la garantie du soutien de la mairie aux organisateurs de la braderie. « Le maire n’a pas respecté sa parole, car les inspecteurs municipaux viennent fermer la foire à 18 h et pas à 23h, comme il nous avait promis », s’insurge Fazila Ghoorahoo, présidente de l’Association de la foire Da Patten. Elle soutient que « la mairie essaie de faire des économies en refusant de payer des heures supplémentaires aux inspecteurs ».

Les vêtements, tissus, draps ou rideaux à prix cassés
fi nissent rarement par trouver acquéreurs.

Si les commerçants ont obtenu l’arrêt temporaire des travaux du Métro Express durant la période festive, ils ont dû souquer ferme pour obtenir des autorités qu’elles déplacent, à un ou deux mètres vers l’intérieur, les barricades érigées à la rue Duncan Taylor. « C’est après avoir brandi la menace de camper sur place le 14 décembre que Metro Express Ltd a finalement décidé, dans la soirée, d’enlever ces tôles, c’est un comble ! », s’exclame la porte-parole de Da Patten. Ces évènements font que les ventes stagnent et que « ce qui avait été décidé dans la conférence de presse n’était qu’un leurre. Il n’y a pas d’animation ni de présence policière pour sécuriser les lieux », selon les marchands de la rue Duncan Taylor. Le président de l’Association des marchands d’Arab Town, Imtazally Jaumeer, estime, pour sa part, que « le grand déballage de Noël ne permettra pas de compenser nos pertes encourues ces douze derniers mois et la situation risque de se corser l’année prochaine, dès la reprise des travaux par  Metro Express Ltd ».

Vêtements, tissus, draps ou rideaux à prix cassés, rien n’y fait, les acheteurs sont rares. Ailleurs, dans les centres commerciaux comme Hassamal, Magic Lantern ou les Galeries Evershine, on note la même frilosité, les clients sont rares, ce n’est plus la grosse affluence des années précédentes. Les commerces resteront néanmoins ouverts jusqu’à minuit, cela, jusqu’au 31 décembre, sauf en cas de cyclone.

Du côté de la ville des fleurs, la mairie a donné son aval pour que les marchands de la foire de Quatre-Bornes puissent opérer pendant quatre heures supplémentaires (18h-22h) lors de la « Market Fair » du 23 décembre au 1er janvier. Les locataires devront payer Rs 50 de plus par étal pour ces heures supplémentaires.