La rentrée 2012 n’a pas été de tout repos pour les enseignants du secondaire qui ont été informés à la dernière minute de leur transfert. Cette situation aurait créé une véritable cacophonie parmi le corps enseignant. « Ce matin, certaines classes étaient privées de profs », soutient Soondresh Sawmynaden, président du Syndicat des recteurs et des assistants recteurs.
« Larantrer lekol tinn preparer pou ki li pass dan bann meyer kondision. Me sa transfer ki finn ena la finn kree enn bouskilad dan manier opere bann direksion bann lekol », soutient le Syndicat des recteurs et des assistants recteurs. Dénonçant la manière de procéder du ministère de l’Éducation,
le président du syndicat Soondresh Sawmynaden soutient que l’attribution des tâches a été difficile.
« Avec le transfert des enseignants, il y a eu un manque dans certaines classes vu que les remplaçants n’étaient pas présents. C’est un mauvais signal qu’on lance aux enfants pour cette première journée », déplore Soondresh Sawmynaden. Ce dernier laisse entendre que certains emplois du temps ont été modifiés après cette « défaillance ». « Minister ti bisin pran an konsiderasion kote ressours humaines. Mo fer enn appel pou ki resoud problem staffing », avance le président du syndicat, qui estime que plus d’une centaine d’enseignants sont concernés par le transfert.
De son côté, Narendranath Gopee du Government Secondary School Teachers Union pointe du doigt le transfert de dernière minute et une mauvaise coordination. Rappelant que le Comité de transfert officiel s’était réuni le 28 décembre dernier, il avance que la liste soumise au Chief Technical Officer du ministère de l’Éducation a été modifiée à la dernière minute. Il explique aussi que les principaux concernés ont appris de leur transfert le jour de la rentrée des classes, soit hier. « Sa finn destabiliz bann rekter ek li sir ki pou enn premie zour travay, sa finn kre enn fristration », dit-il tout en soutenant que la productivité sera affectée.
Narendranath Gopee réclame une réunion d’urgence avec entre autres le ministre de l’Éducation Vasant Bunwaree pour régler ce problème. Le Mauricien a tenté d’obtenir des informations supplémentaires auprès du ministère mais en vain.