Après avoir organisé la semaine dernière une action de désobéissance civile à l’encontre de la municipalité de Beau-Bassin/Rose-Hill en installant leurs articles sur la place publique, les commerçants des Villes soeurs montent à nouveau au créneau pour déplorer que le centre-ville ait pris des allures de foire à la manière de celle de la rue Magon à Plaine-Verte. Des places entières de parking sont prises d’assaut au quotidien par des marchands ambulants, et cela pendant des journées entières.
Les marchands ambulants n’hésitent désormais plus à attacher des chapiteaux, voire des tentes à leurs véhicules et occupent durant toute la journée des places de parking. Ils créent ainsi des problèmes de congestion et de stationnement dans une ville déjà engorgée, des difficultés de mouvement pour les piétons et les automobilistes. Les commerçants légaux, quant à eux, dénoncent depuis des années la concurrence déloyale qu’apportent les marchands ambulants et déplorent que les rues de Rose-Hill aient pris des allures de foires.
Il faut rappeler que lundi dernier, l’association des commerçants de Beau-Bassin/Rose-Hill avait tenu une manifestation à la Place Raymond Chasle sous forme d’action de désobéissance civile pour non-respect des droits des commerçants de la ville. Ils ont mis en avant l’invasion du centre-ville par les marchands ambulants en dépit d’un jugement de la Cour Suprême interdisant ce type d’activités. L’association était soutenue par l’association des marchands de la Foire Da Patten et la Plaines Wilhems Market Traders Association.
Tout en réclamant la démission du maire de la ville, les commerçants ont aussi protesté contre « l’impunité » dont jouiraient les marchands ambulants durant la période de fêtes. Cette fois-ci, poussant la réflexion plus loin, les commerçants allèguent que la présence de marchands ambulants bénéficierait de la complicité de certains policiers. Les commerçants affirment être en présence d’informations selon lesquelles ces places de parking occupées une journée entière par les marchands ambulants seraient monnayées. Sur la base de ces informations, les commerçants annoncent qu’ils solliciteront bientôt le Premier ministre, sir Anerood Jugnauth, ainsi que les trois députés de la circonscription pour réclamer l’institution d’une enquête approfondie sur cette question.