Après sept ans sans avoir exposé à Maurice, Vaco propose un hommage à toutes les femmes à travers ses toiles, ses sculptures et ses céramiques. L’expo, intitulée Les concubines, est visible au Centre Allied Motors jusqu’au 5 mai. Elle comprend plus d’une cinquantaine d’oeuvres réalisées ces dix dernières années.
Vaco estime que les Mauriciens ont la chance d’ouvrir leur porte chaque matin et de rencontrer le monde entier : cinq communautés aux expressions diverses se côtoient tous les jours autour de la langue créole. Langue qui semble être la palette de son inspiration.
Les concubines, dit Vaco, est un prétexte pour rendre hommage à toutes les femmes de l’île. “Elles sont toutes nées dans mon atelier. Et elles ont toutes habité un certain temps chez moi. Toutes sont des modèles de beauté mauriciennes.”
Toutes, sauf une Tombazane, inspirée par une magnifique jeune fille zouloue d’Afrique du Sud; et Charlotte en Noir et Blanc, inspirée par Charlotte Gainsbourg. Hormis ces exceptions, les modèles ont souvent posé dans son atelier, mais Vaco a aussi parfois fait quelques croquis sur le vif en voyant des scènes de la vie sur le bord de la route ou dans un village.
Vaco Baissac naît à Maurice en 1940. Il expose pour la première fois en 1958. Sa deuxième exposition se fait à La Réunion en 1960. Il travaille avec Serge Constantin et Siegfried Sammer au théâtre du Plaza, jusqu’en 1963, puis s’envole pour Paris et Bruxelles où il étudie. À la suite de cette étape européenne, il s’en va vers l’Afrique, qui le retient pendant vingt ans. C’est en 1990 que l’artiste revient finalement dans son île.
En décembre 2005, l’artiste propose à Maurice Voyages aux mers du Sud. Une expo qui lui a été inspirée par un périple effectué en 2004 en Australie, en Polynésie et aux Marquises.