Les critiques qui se faisaient jusqu’ici à voix basse contre la direction de la Banque de Maurice et les méthodes du gouverneur Ramesh Basant Roi sont de plus en  plus audibles et directes. Dans le catalogue des récriminations, le rôle joué dans la suppression de la licence de la Bramer et, surtout, les recrutements des proches de certains et d’un enquêteur de la police en guise de remerciements pour le traitement infligé à son prédécesseur Manou Bheenick, de ceux qui ont une espèce de va-et-vient entre la Maubank et la BOM ou entre la SBM et la BOM. Ajouté à cela, le nouveau goût du voyage qu’ont développé les hauts cadres ainsi que les salaires mirobolants que s’octroyaient les “golden boys”. Ceux qui déplorent la gestion de la BOM ne manquent pas de souligner que la banque centrale de Maurice est probablement une des rares au monde à être presque dans le rouge.