Que ce soit au niveau de la conservation, de l’énergie, de l’agriculture, de l’environnement marin, de l’aménagement du territoire et de la gestion de déchets, notre environnement se trouve à l’heure de la transition. Des spécialistes nous parlent des défis auxquels notre environnement devra faire face en 2016 et de l’approche qui devrait être adoptée pour les affronter.
CONSERVATION
Vikash Tatayah (Mauritian Wildlife Foundation) : “Affiner notre politique de conservation”

Après l’épisode douloureux pour la conservation qu’a été l’abattage de quelque 20,000 chauves-souris en 2015, il est nécessaire que 2016 soit abordé sous de meilleurs auspices. Vikash Tatayah, de la Mauritian Wildlife Foundation, souhaite que ce genre de décision ne soit plus prise au détriment de nos espèces endémiques et indigènes. “Nous espérons qu’il n’y aura pas un nouveau recul en 2016 pour les chauves-souris et qu’on trouve des moyens plus appropriés pour limiter leur impact.” Il souligne que la politique de conservation doit être revue à tout prix. “On devrait affiner notre politique de conservation. Il nous faut nous demander si le développement est nécessaire et à quel prix. Il ne faut pas oublier l’environnement et la conservation.”
Il soutient également que davantage de moyens devraient être mis en place pour la conservation. “Bien qu’il y ait eu beaucoup d’avancées en matière de conservation, ce n’est pas suffisant. Il faut mettre plus d’argent, plus de moyens, plus de techniciens formés, de laboureurs formés, ainsi que des efforts pour réduire le coût de la restauration. Il faut savoir qu’un initial weeding coûte environ Rs 120,000 par hectare, dépendant de l’endroit. La maintenance est estimée entre Rs 50,000 et Rs 60,000 par an par hectare.”
Vikash Tatayah espère que 2016 sera une plate-forme entraînant une meilleure conservation de nos îlots. “Certains îlots comme l’île Plate ont besoin d’être préservés, car ils abritent des espèces indigènes et endémiques.”
Il souligne également la nécessité d’encourager le privé à se lancer dans la conservation car “il y a beaucoup de forêts qui sont sur des terres privées”.